L’année s’achève. Avec elle, une décennie.

 

 

Les bilans s’accumulent. Les palmarès. Les faits marquants. Tout cela dans un climat de conflits, dans le tumulte des bouleversements que provoquent des mouvements sociaux qui se succèdent à une vitesse de plus en plus effarante et nous divisent.

Parce qu’entre le désir de foutre le bordel dans une société qui ne cesse d’exhiber ses travers et l’envie de s’accrocher aux certitudes que convoque la nostalgie, il reste finalement assez peu d’espace pour la nuance.

Et pourtant, de manière spectaculairement paradoxale, nous sommes tous unis par un profond désir d’authenticité, de sens, de vérité. Par la recherche du bonheur. Quelque part dans ces teintes de gris qui ressemblent à la vraie nature de nos existences.

Peu importe où l’on se situe dans ces différents débats, donc, surnage l’idée chez presque chacun de nous que ce monde mérite d’être sauvé.

Certains s’y acharnent et en font leur mission. Comme tous ces gens, dans un récent numéro de Wired, qui veulent notre bien, et travaillent dur pour nous épargner le pire. Un ancien programmeur de Google qui a conçu un robot qui détecte les fausses nouvelles et les empêche de se propager. Une consultante en cybersécurité qui a trouvé les moyens de débusquer les pirates les plus rusés. Un biologiste qui tente d’armer le système immunitaire afin qu’il puisse mieux se défendre contre les cellules cancéreuses.

Ces histoires passent sous le radar, écrasées par le fracas des guerres et des horreurs réelles ou virtuelles. Et pourtant ce sont elles qui nous redonnent foi en l’humanité. Comme tous les gens près de nous qui nous aiment plus que ce que nous sommes capables de leur rendre, parfois, et qui suscitent chez moi deux choses. Gratitude, et désir de faire mieux.

Les Fêtes sont un temps d’apaisement, de recul. Elles nous extraient du réseau pour nous remettre dans le social. Nous faire côtoyer celles et ceux qui nous rendent meilleurs. Nous rapprocher d’un bonheur parfois plus simple qu’il n’y paraît.

À notre souper de Noël de la flèche, l’autre soir, j’ai ressenti le pouvoir des rencontres véritables. Sans le décorum du travail, hors de la hiérarchie et des rapports professionnels, j’ai redécouvert des gens merveilleux, drôles, baveux, sensibles, fascinants, recelant mille histoires (pas toutes racontables ici). Nous avons bu, crié et pleuré de rire. Je vous souhaite la même chose pendant les semaines à venir. Fermez vos cells. Sortez le jeu de Risk, ou le vieux Quelques arpents de piège (en enlevant les questions sur le baseball, pour l’amour…), racontez-vous la fois où vous avez eu l’air le plus fou, allez porter des beignes au voisin.

Sortez. Voyez des gens que vous aimez. Partez à la rencontre de celles et ceux qui vous confirment que le monde mérite d’être sauvé.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

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Arrive 2020, 2019 s’en va. Avec le vent d’hiver vient le temps des palmarès. Nous avons demandé aux membres de l’équipe de livrer leur favori entre tous. Voici ceux de…

David : 2019 dans mes oreilles

La production musicale est si frénétique que je peine à suivre. Un album souvent remplacé par un autre, lui-même chassé par la nouveauté. C’est pourquoi les palmarès musicaux me sont si chers. Celui de Pitchfork reconduit à ma mémoire mes récentes amours musicales (Lana Del Rey, Kim Gordon, Tyler The Creator, Nick Cave) et sert aussi de balise lumineuse aux œuvres malencontreusement passées sous le radar. Je passe généralement les Fêtes à l’éplucher, à courir dehors en écoutant ce que j’ai raté. Certaines fois avec ravissement, d’autres en me disant qu’il y a sans doute des formes de génie qui nous échappent.

 

Emmanuel : culture populaire américaine – la décennie en quiz

Au cours de la décennie, on a constaté l’essor des services de diffusion en continu et la prolifération des réseaux sociaux. Même le livre, qu’on avait pourtant condamné, tire admirablement bien son épingle du jeu. Culturellement parlant, les années 2010 ont été marquées par l’abondance, si bien que parfois on peine à se remémorer clairement le fil des parutions ou leurs auteurs. Le magazine New Yorker nous propose de passer au peigne fin nos souvenirs de la décennie qui s’achève, histoire de voir si on oublie aussi rapidement qu’on consomme. Mordus de culture américaine, à vos claviers!

 

 

 

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Je viens de passer 3 minutes et 22 secondes dans un centre de tri des ordures recyclables à Laval avec Alaclair Ensemble.

 

 

J’ai souri, j’ai ri, j’ai tapé du pied. Quand ça a été terminé, j’ai tout de suite voulu y retourner. Je n’ai eu qu’à cliquer sur Play.

Mercredi 4 décembre, le collectif venait de briser l’Internet avec Mets du respect dans ton bac : un rap drôle, étonnamment informatif, porté par une vidéo de qualité supérieure, ponctuée de surprises, de chorégraphies et de trouvailles visuelles. La caméra est vivante, mobile, le montage serré comme les rimes et les beats. Tout cela, digne du meilleur clip.

Au cœur du message : respectez le travail des gens qui doivent trier vos déchets recyclables. Cessez d’y mettre n’importe quoi et n’importe comment. Faites donc comme si on vous regardait quand vous remplissez votre bac.

 On pourrait dire la même chose à propos d’Internet.

Pour paraphraser l’intro de la pièce : « C’tu moi ou le contenu en ligne a l’air d’un vrai centre de tri / Y a plein de déchets qui ne devraient pas être ici. »

Pas étonnant, donc, que le contenu de qualité en ligne soit de moins en moins gratuit. Envie de vous évader du dépotoir qu’est devenu Internet? Payez, maintenant. En moyenne, un Américain dépense désormais plus de 1300 $US par an pour accéder à des médias numériques.

 Mais je m’égare…

 Ce qui m’intéresse ici, c’est la qualité de la proposition. Cette idée d’une pièce de contenu comme une œuvre et pas une pub. Avec un message qui évite de faire la morale de manière sentencieuse.

L’humour est au cœur du texte. L’idée d’humains souillés en raison de l’inconscience des usagers renvoie à une forme de dignité des individus à préserver. Des informations pratiques sont insérées de façon presque indiscernable dans le texte tellement elles s’intègrent parfaitement.

Bref, tu pensais que c’tait ça que c’tait, mais était-ce vraiment ça que c’tait?

 Tout ceci n’est pourtant jamais un leurre. Au contraire. C’est un jeu. On parle à l’intelligence du citoyen, on le met presque au défi de dénicher le commentaire humain et l’info pratique dans une forme autrement ludique. On convoque son admiration, ou à tout le moins son attention en montrant qu’on s’est donné la peine de créer un message qui suscite l’admiration et les rires.

On vient d’éveiller les consciences dans le rire, de mettre un visage humain derrière le processus de tri des déchets et de conférer au recyclage consciencieux une indéniable aura de coolitude.

 Respect.

David Desjardins, cofondateur, rédacteur en chef et stratège 

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2019 s’achève, et avec elle la décennie. Avec le vent d’hiver vient le temps des palmarès. Nous avons demandé aux membres de l’équipe de livrer leur favori entre tous. Voici ceux de…

Éléonore : la liste de musique de Poulet Neige

J’ai connu sur le tard la liste de Noël de Poulet Neige, mais ce fut un coup de foudre immédiat. Quel bonheur de pouvoir télécharger toute cette musique à découvrir le matin du 25 décembre, c’était de la vraie magie de Noël! Cette année, pour sa dernière liste, Poulet Neige offre un ultime cadeau. En se rendant ici, on peut cliquer aléatoirement – et presque à l’infini – n’importe où sur la page et on arrive chaque fois au hasard sur le profil Bandcamp d’un artiste québécois. Des heures de plaisir s’ensuivent! Merci pour tout, Poulet Neige!

 

 

Julie : récap de la décennie de Nouveau Projet

Les faits marquants de la dernière décennie abondent déjà dans tous les médias. J’aime particulièrement la couverture réalisée par Nouveau Projet dans son numéro 16. Avec l’aide d’une multitude de collaborateurs, le magazine passe en revue 465 idées, personnes, inventions, combats et prises de conscience qui ont façonné les années 2010. J’ai plongé avec délice dans la «subjective et éclectique» recension culturelle de la rédaction (eh oui, Despacito figure parmi les chansons emblématiques). À mettre absolument dans votre bas de Noël!

 

 

 

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Entre l’hôtel Alt de Griffintown où je loge et le café La Finca, rue De Bleury, il y a près de deux kilomètres. Des flocons glacés tombent sur Montréal et dans mes oreilles, tandis que je marche vers mon rendez-vous.

Je passe 20 minutes à écouter la chaude voix du fils de Leonard Cohen, Adam, qui discute de son père avec le légendaire producteur Rick Rubin dans le plus récent épisode du balado Broken Record.

L’album posthume du barde de l’amour et de l’apocalypse va paraître le 22. Les deux hommes détaillent le processus de création auquel le fils a activement participé, comme il l’avait fait pour le précédent You Want It Darker. Confidences sur le père, le personnage, le mythe. Je marche dans la ville de Cohen en ayant le sentiment d’obtenir un accès privilégié à l’intimité de ce génie. Non seulement par la nature des révélations qui sont faites ici, mais aussi par les silences, laissés au montage. La proximité des voix, les intonations, les éclats de rire et les moments de gravité sont livrés à l’état pur, sans le filtre de l’écriture.

C’est une des choses que j’aime le plus des balados. Cette impression d’entrer dans la bulle de celles et ceux qui les produisent ou y participent.

Je m’abonne à des séries. J’écoute des émissions de radio en différé qui sont automatiquement téléchargées dans mon téléphone. Mes déplacements sont devenus l’occasion de m’abreuver de contenus de qualité, parfois grand public, d’autres fois hyper nichés. Dans le bus, en train, en auto, à pied, en réparant mon vélo ou en passant la balayeuse, je troque de plus en plus souvent la musique pour le balado.

Je ne suis certainement pas seul.

Uniquement sur l’application d’Apple réservée au média, on trouvait 750 000 balados différents en juin dernier (totalisant 18,5 millions d’épisodes mis en ligne). Une augmentation de 50 % en un an.

Mieux encore, on sait que les auditeurs de balados sont fidèles, que 80 % d’entre eux écoutent les épisodes en entier ou presque. Et donc qu’il s’agit d’occasions de rêve pour rejoindre les auditeurs, d’autant que chez nous, au Québec, la place est encore à prendre dans plusieurs domaines, une occasion pour les marques et les médias de saisir leur bout de terrain dans le marché.

Les marques aussi? Certainement. Elles peuvent commanditer des émissions existantes ou alors démarrer leur propre programmation. Il peut s’agir de projets succincts, de séries au long cours. Une entreprise peut même en produire à l’intention de ses employés pour communiquer et partager des histoires internes qui contribuent à améliorer l’expérience employé comme la marque employeur, ce qui participe à la rétention et à l’embauche.

À la flèche, nous avons le bonheur de produire des balados. Parmi ceux-ci, Radio Bidon est le fruit de la passion commune qu’entretiennent les fondateurs et quelques amis pour le cyclisme. Ses épisodes ont été écoutés 30 000 fois, sans grand effort de promotion, par un public extrêmement niché qui s’intéresse au volet professionnel du sport. Notre autre grande réussite est le balado Chambre 1626, produit pour le Festival d’été de Québec l’an dernier, et récipiendaire d’un prix Créa. Ici, l’animatrice Geneviève Borne discute de création avec des artistes lors de leur passage au Festival, permettant aux amateurs d’établir un lien fort avec l’événement, puisque ce dernier leur permet d’entrer dans la tête des artistes dont ils admirent l’œuvre.

Au Québec, la radio est encore puissante. Mais le balado poursuit son efficace percée, si bien que des géants comme Radio-Canada et Québecor s’y sont mis aussi. Et pas un peu.

Parce que les balados permettent de créer des communautés d’intérêts, leur format en est un de proximité, et si certaines productions jouissent de budgets faramineux qui en font des œuvres médiatiques de haut vol, il est aussi possible d’en produire avec les moyens du bord, sans grand investissement, et de démarrer une conversation avec des gens qui partagent nos goûts, nos buts, nos envies. Et puis ce sont d’admirables cartes de visite qui permettent d’asseoir son autorité sur un sujet à peu de frais.

Avec le balado, on a le sentiment d’intégrer une conversation. On apprend. On découvre. On s’amuse. N’attendez pas pour lancer le vôtre. La demande est là. Et elle ne fait que grandir.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

L’art de l’audiorétroaction

Fans de balados ou néophytes en la matière, il vous est déjà venu l’envie de donner vos commentaires à des créateurs de balados, mais vous ne savez pas comment vous y prendre? Grâce à l’équipe du studio Grand Public, on a découvert cet article (en anglais), provenant des experts en balados Pacific Content. Pertinent et instructif. Suivez le guide!

 

 

Oh! Plus de balados!

Radio-Canada lançait récemment une application d’écoute toute neuve. OHdio regroupe à la même enseigne musique, émissions de radio, livres audio et balados, avec la possibilité de se créer un profil personnalisé. Avec cette nouvelle appli facile à utiliser, le diffuseur public souhaite simplifier la vie des auditrices et auditeurs. C’est réussi.

 

 

 

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Salut Emmanuel,

Ça fait cinq ans que la flèche est venue au monde. Mais le véritable acte de naissance de notre entreprise remonte à un peu plus loin. Tu t’en souviens peut-être. C’était un bref échange entre toi et moi. Par messagerie.

Ça ressemblait à quelque chose comme ceci :

 

Moi : Question de même… Es-tu le genre de gars qui est game de se partir en affaires avec un chum?

Toi : Ça dépend avec qui. Mais avec toi, oui.

 

Quelques jours plus tard, nous esquissions les premières lignes d’un plan incertain. Un studio, une agence, un atelier? Des communications? Du marketing de contenu? Tout cela me paraissait aussi excitant qu’abstrait.

 

Bien honnêtement, je n’avais aucune idée du résultat.

D’abord parce que je fomente des tas de projets qui ne voient jamais le jour. Mais je me demandais aussi ce que ça donnerait, toi et moi, en affaires. Des amis de longue date. Depuis le cégep. Semblables sur plusieurs points, mais si différents sur d’autres. Moi, effroyablement éparpillé. Toi, hyper organisé.

J’avais un peu peur, même. Passé 40 ans, on ne collectionne plus les amis comme à 20. Ils deviennent autrement précieux.

Mais je me suis vite rendu compte de deux choses qui m’ont rassuré.

 

D’abord : la motivation que sous-tendait le souhait de ne pas te décevoir. Ensuite : la mise au jour de notre admiration mutuelle, jusque-là rarement évoquée dans nos rapports qui sont beaucoup ceux des hommes, faits de non-dits, de demi-mots et de sous-entendus.

 

Ces deux choses-là, je crois, sont au cœur de notre réussite. Ce sont elles qui galvanisent la confiance que nous avons dans notre capacité à faire les choses, à les mener à terme. Sachant, chacun de notre bord, que l’autre ne nous laissera pas tomber. Et aussi que nous partageons ce qu’il faut pour réussir. La créativité, l’organisation, la drive, le respect.

 

En fait, il s’est produit quelque chose de presque magique : si nous mettons toujours tout sur la table, comme tu l’écrivais dans ta lettre l’autre jour, notre dynamique, elle, s’est mise en place sans vraiment que nous en discutions.

 

C’est aussi, je crois, le produit de notre longue amitié. Notre accord dans la vie s’est traduit en harmonie au travail. Qu’il s’agisse de gestion du personnel, de méthodes de fonctionnement ou d’horaires, nous voulons les mêmes choses. À commencer par ceci : avoir du fun à mener une entreprise à échelle humaine.

 

Nous ne sommes pas en quête de domination mondiale. Pas même du quartier (anyway, dans un rayon de 200 mètres de notre bureau, il y a Cossette et lg2, faque…). Mais un jour, tu m’as dit : «C’est spécial ce qu’on fait… On travaille, mais on est aussi en train de bâtir quelque chose.» Ça m’est resté. J’y repense très souvent. C’est comme une image dans ma tête : dans notre domaine d’affaires, on s’est construit une maudite belle cabane dans un arbre.

 

Tous les jours, je monte dans l’échelle. Je t’y rejoins, avec notre gang. Nous ajoutons des annexes, des étages. Tu t’assures que tout cela tient en place. Je fomente des plans qui n’aboutissent pas toujours, je pars courir dans la forêt pour mieux revenir. Et je rentre au boulot avec le sourire. Ce qu’on a construit, mon gars, c’est peut-être une business. Mais c’est beaucoup aussi une manière de vivre heureux au travail.

Et ça, c’est certainement le plus beau dividende qu’on se verse.

 

David (Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef)

L’I.A. au service de la désinformation

Étranges, drôles et inquiétants à la fois, les deepfakes font couler beaucoup d’encre. Question d’étirer un peu l’Halloween, ICI Explora nous propose quelques exemples parmi les plus saisissants. Pour en apprendre davantage sur le sujet, visionnez en rattrapage l’épisode qu’Enquête y a consacré sur ICI TOU.TV.

 

 

Suprême nouvelle

Il y a quelques jours, Google annonçait dans la revue Nature avoir franchi le cap de la «suprématie quantique». C’est une bonne nouvelle? C’est grave? Faut-il fêter, s’indigner ou avoir peur? Quelques éléments de réponse éclairants dans cet article du New York Times, cette capsule vidéo et ce billet de blogue de Science étonnante.

 

 

 

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Cher David, 

Te souviens-tu de notre premier trimestre en affaires, il y a 5 ans?

 

 

Moi je m’en souviens très bien. Nous étions, chacun à notre manière, à la croisée des chemins professionnels et avions décidé, quelques semaines auparavant, de nous associer pour fonder une entreprise. 

Au-delà de penser qu’on pourrait être de bons partenaires en affaires, on était déjà des amis depuis longtemps. On a parlé de ça, on s’est promis de jouer franc jeu l’un envers l’autre et de tout se dire pour ne pas compromettre cette amitié. 

Je me souviens aussi d’avoir annoncé notre projet à plein de monde autour de moi. Entre famille et amis, il y avait les timides encouragements de certains et les inquiétudes des autres. Je sentais bien qu’à peu près personne ne comprenait, et que tous, ou presque, doutaient de notre capacité à réussir. 

Ce trimestre de l’automne 2014, donc, on a facturé 274 $.

C’est rien, 274 $, mais c’était la validation dont j’avais besoin à ce moment : savoir qu’on était capables de trouver un client, de lui vendre un concept, de le réaliser pour ensuite le facturer. Rien de magique, juste une formule qui nous permettrait, si on parvenait à la répéter, de bâtir cette entreprise comme on l’entendait. On était «en business» et je trouvais ça terriblement motivant. 

Depuis, on a grandi pas mal. 

On a plein de clients : des gros, des petits, des prestigieux, des adorables et des difficiles. On a des défis de croissance. On a des employés, un bureau, des salaires. On a réalisé plusieurs bons coups pendant ces 5 années, on s’est plantés à quelques reprises aussi. 

On aurait pu faire comme bien d’autres pour souligner cet anniversaire avec faste. Après tout, l’industrie dans laquelle nous œuvrons se prête bien à ce genre de mascarade. On se serait mis sur notre trente et un, on aurait embauché un mixologue, un traiteur de renom et un DJ pour recevoir clients, familles et amis. On aurait créé une ambiance lounge, peut-être adopté une thématique. En sirotant des Moscow Mule, on aurait projeté une belle vidéo récapitulative produite à grands frais. On aurait rédigé un communiqué pour Infopresse. 

Mais ni toi ni moi n’avions envie de cela. On le savait sans même s’en parler. Mais on en a parlé quand même, parce qu’on s’était promis de toujours le faire. 

Les choses ont peut-être bien changé depuis cette première facture de 274 $, mais nous, on est encore les deux mêmes vieux chums qui partagent une vision et des valeurs. Il est là notre succès. Et c’est pour ça que je veux te remercier aujourd’hui. 

Emmanuel (Moisan, cofondateur et stratège)

Refaire le portrait

Lendemain d’élections. Le Canada se réveille juste un peu moins libéral que la veille. Quel aurait été le portrait du pays si nous avions voté selon le mode de scrutin proportionnel, tel que promis en 2015? Ici les analyses détaillées de Radio-Canada, et du Devoir, pour ceux qui ne les auraient pas encore vues, ou ceux qui veulent simplement tourner le fer dans la plaie.

 

 

Le clown est triste?

Les personnages de clowns maléfiques, popularisés par les sorties de Ça et Joker, ont la cote et détrônent cette année les zombies et autres vampires au chapitre des costumes favoris pour l’Halloween. La Presse retrace l’histoire du clown, depuis sa naissance au théâtre sur la scène élisabéthaine, au XVIe siècle, jusqu’au cinéma, en passant par les arts du cirque.

 

 

 

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«En ce moment, la chose la plus importante que nous souhaitons faire, c’est rassembler les gens.»

 – Mark Zuckerberg, dans son allocution intitulée «Bringing the world together», juin 2017

 

 

Nous n’avons jamais été aussi connectés, et pourtant nous n’avons peut-être jamais été aussi divisés. Nous n’avons probablement jamais été aussi seuls, non plus.

Un sondage de YouGov mené en juillet auprès de milliers d’Américains conclut que les millénariaux constitueraient la génération qui souffre le plus de solitude.

Toujours en réseau, des milliers d’«amis» au bout des doigts. Never alone, but still lonely, dirait-on en anglais. 22 % d’entre eux disent n’avoir aucun véritable ami.

Avec ou sans réels copains, les plateformes sociales nous font évoluer en silos, cultivant des réseaux qui nous confortent dans nos positions. Ou alors nous y agissons en trolls, provoquant les individus dont les opinions exprimées en ligne s’opposent à nos convictions. La plupart d’entre nous se contentent de regarder le spectacle. Parfois amusés. Souvent médusés.

J’avoue que, pour ma part, je ne sais plus trop quoi en penser.

D’un point de vue personnel, mon intérêt pour la plupart des réseaux sociaux s’est étiolé au-delà du point de non-retour, et ils me servent désormais essentiellement d’outils de communication. Dans le lot, c’est encore Instagram que je préfère : comme je n’envie pas la vie des autres, puisque je suis pleinement satisfait de la mienne, je m’y promène comme on entame des morceaux de conversations dans un 5 à 7. C’est banal, convivial et sympathique. Mais je comprends que, pour plusieurs, ça peut aussi donner l’impression d’aller à son conventum de secondaire et de constater que, pendant que le reste du monde prenait le train d’une vie – en apparence – riche et enivrante, on faisait une sieste sur le banc de la gare.

 

Les marques aussi sont un peu perdues

Pour les entreprises, c’est une autre paire de manches. Elles n’ont pas le choix d’y être, et doivent se battre pour obtenir l’attention d’un auditoire fortement courtisé dans un redoutable mélange de créativité et d’argent. Mais la lassitude que je ressens, je ne suis pas seul à la vivre. Et le sentiment de solitude que viennent traîner les gens en ligne, ou la violence avec laquelle ils doivent composer lorsqu’ils sont agressés par des trolls, voilà qui n’est pas non plus anecdotique. Et les marques n’y échappent pas.

Les responsables de communautés en ligne vivent cela constamment. Avec en plus le fardeau de devoir protéger la marque. Je parle à plusieurs clients, à des gestionnaires de tous niveaux et dans plusieurs types d’entreprises : je constate que, en majorité, ils ignorent de plus en plus comment tirer leur épingle du jeu.

Ils pourraient faire comme je l’ai déjà suggéré ici, et investir dans les médias traditionnels. Mais ils ne peuvent pas non plus tourner le dos aux plateformes en ligne.

 

L’empathie n’est pas qu’un «pitch» de vente

C’est pour cela que je suis plus convaincu que jamais que les marques qui vont réussir à réellement cultiver une relation viable et mutuellement profitable avec le public sont celles qui sont prêtes à investir dans les humains, et pas seulement en essayant de toujours convertir, faire une vente, afficher un profit.

L’empathie est peut-être un concept qui paraît creux, voire la factice fabrication d’experts en marketing, mais c’est sans doute cette valeur vers laquelle nous devrions, comme individus et communicateurs, tendre avec le plus d’ardeur.

Comme la fibre environnementale est en train de gagner du terrain et de forcer les gens comme les marques à changer leurs manières de faire (les politiciens aussi, si on se fie à la présente campagne électorale), notre rapport aux autres, notre désir d’aider, d’écouter, de comprendre et de mettre fin au cycle de solitude engendré par nos vies sociales en ligne est autant une occasion d’affaires qu’un geste de citoyen corporatif responsable.

Les entreprises cherchent quoi faire en ligne et sur les réseaux sociaux? Il est temps qu’elles créent des communautés qui ont autre chose en commun que le désir plus ou moins latent d’acheter leurs produits ou de bénéficier d’un rabais.

Contrairement à ce que prétend Mark Zuckerberg, Facebook ne met pas les gens en réseau. Vous le faites. Et ni Instagram, ni LinkedIn, ni Twitter, ni Twitch ou Reddit ne sont des communautés. Ce ne sont que des espaces virtuels de rencontre. À nous de les rendre plus humains, d’y créer des occasions de mise en réseau réelles, porteuses de sens, qui allument les individus et leur permettent d’entrer en contact avec des gens qui partagent leurs intérêts, leurs goûts, leurs passions.

Après l’environnement, le prochain défi des entreprises qui souhaitent mieux faire que de plaire à leurs investisseurs à chaque trimestre est là : contribuer à retisser la fibre sociale.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef à La Flèche

Twitter, nuancer

La campagne électorale suit son cours sans trop d’éclat ni de surprises. Comme c’est souvent le cas, les médias sociaux sont le théâtre d’insultes entre internautes. Voici quand même un meilleur exemple d’utilisation de Twitter, alors que le journaliste spécialisé en environnement à Radio-Canada, Étienne Leblanc, rectifie certains propos que Maxime Bernier a tenus lors d’une entrevue avec Céline Galipeau.

 

 

Récit d’un fiasco

WeWork, la licorne du coworking, est en chute libre. Évaluée à 48 milliards de dollars au début du mois d’août, l’entreprise a depuis perdu près de 70 % de sa valeur. Business Insider nous propose le captivant récit d’une introduction en Bourse qui déraille royalement et des excentricités de son fondateur, dont la vision a été rendue floue par les shooters de tequila de luxe.

 

 

 

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Cette phrase assassine lancée sur un ton fataliste par Greta Thunberg l’a instantanément fait entrer dans la postérité.

 

 

Seul le temps nous dira si la jeune militante suédoise est parvenue à véritablement faire changer les choses dans la lutte aux changements climatiques. Mais cette petite phrase demeurera, pour le meilleur ou pour le pire, gravée dans notre mémoire collective.

Je n’ai pas envie de débattre ici du message livré. J’y crois, et la science me dit que je suis du bon côté de la clôture.

Je veux plutôt aborder brièvement l’aspect des communications. De la manière par laquelle se construit et se livre un message et comment, parfois, quand certaines conditions sont réunies, ces messages passent directement à l’histoire.

Je pense ici au rêve d’émancipation de Martin Luther King (I have a dream) ou à l’alunissage de Neil Armstrong qui propulsait l’humanité dans une ère d’avancées technologiques (That’s one small step for a man, one giant leap for mankind). Ces messages sont en parfaite adéquation avec leur époque. Ils transcendent l’individu qui les livre et nous placent devant une vérité si frappante qu’elle ne peut être ignorée.

Le contexte historique est donc primordial, mais il y a plus. Il faut d’autres ingrédients pour accéder à la postérité communicationnelle. Il faut que le moment soit propice, puis il faut savoir le saisir et lui donner le ton qui marquera les esprits.

Greta Thunberg a magnifiquement saisi ce moment. Il ne pouvait y avoir de lieu mieux choisi que l’Assemblée générale des Nations Unies, avec son parterre de chefs d’État et de diplomates. Et avec les caméras du monde braquées sur elle, la militante s’est livrée à une charge à fond de train, véhiculant son message avec émotion, n’étant aucunement intimidée, bien au contraire.

Ce jour-là, Greta Thunberg a sermonné bien plus que les leaders mondiaux. Elle nous a tous mis le nez dans le gigantesque merdier que nous avons collectivement créé depuis quelques générations. Si notre planète ne s’est pas consumée d’ici là, je suis persuadé que la petite phrase de Greta Thunberg figurera dans les livres d’histoire dans 100 ans.

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège de La Flèche

Rétrograder l’avenir

Alors qu’une grève historique se prépare pour le climat et que nous devons de toute urgence réduire nos émissions de C02, les pratiques de certaines industries contribuent à accroître de façon drastique notre empreinte écologique. Lancée par Le Pacte pour la Transition et GMob, cette vidéo dévoile les effets dévastateurs du controversé projet Gazoduq/GNL.

 

 

Agir, vraiment

À l’ONU, des jeunes dénoncent l’écoblanchiment des multinationales, tandis qu’ici, le président de Novae interroge les entreprises : « Écoutez-vous les aspirations environnementales de vos employés? […] Il est évident que plus aucune entreprise ne peut aujourd’hui demeurer passive et regarder la “société civile” prendre la rue sans se sentir intimement concernée […]. »

 

 

 

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J’étais là quand ça s’est produit.

 

 

C’était comme un virus. Un truc incompréhensible qui se répandait à une vitesse ahurissante et s’abattait sur la presse écrite.

De 2002 à 2012, j’occupais le poste le rédacteur en chef de l’hebdo culturel Voir à Québec. Pendant les premières années, nous connaissions encore de la croissance, puis, la stabilité. Mais à partir de 2008, les choses se sont mises à changer de manière radicale.

Subitement, les agences de placement publicitaire nationales ont cessé de recommander à leurs clients d’annoncer chez nous. Notre tirage était pourtant inchangé (il était vérifié par une agence indépendante). Et nous avions opéré le virage numérique très tôt, proposant aux annonceurs des espaces en ligne, où se trouvaient également nos contenus : ils y étaient aussi gratuits que sur le papier. Le réseau de Voir comprenait 6 hebdos francophones, 2 anglophones. En l’espace de deux ans, l’édition de Québec avait été réduite de moitié, passant d’une moyenne d’environ 44 pages à 28. Montréal et les autres régions subissaient un sort analogue.

En 2012, on supprimait tous les postes de rédacteurs en chef pour ne conserver que celui de Montréal. Je devenais chômeur.

Mais ce n’est pas mon récit personnel qui importe ici. Ni même, à la limite, le sort des journalistes. Ce qui m’effraie, c’est la fin d’un discours d’ici sur ce qui se trame chez nous. L’argent n’est plus là pour payer celles et ceux qui nous expliquent le monde et traquent les filous, coquins et bonimenteurs. Il est dans les AdWords, sur Facebook, dans la gestion de communautés.

Et j’y participe. Nous produisons, à La Flèche, des contenus destinés au domaine du numérique et nous aidons des entreprises à trouver leur voix pour mieux s’extraire du bruit blanc qu’est devenu le monde des communications. Mais nous croyons aussi qu’un sain plan de diffusion devrait inclure les médias traditionnels. Pas par pitié. Pas seulement pour sauver les voix d’ici. Mais parce qu’on y trouve des lecteurs et des lectrices.

Combien votre compagnie investit-elle dans la création et le maintien de communautés en ligne? Le risque est pourtant immense de voir les plateformes où vous les construisez restreindre l’accès à tous ces gens et anéantir vos investissements, ou de vous forcer, comme le fait Facebook, à sans cesse augmenter les sommes à débourser pour rejoindre votre public. Pendant ce temps, des communautés de lecteurs déjà formées existent et n’attendent que d’être sollicitées. Elles sont dans les médias.

Alors pourquoi ne pas les réinvestir?

Non, les journaux ne promettent pas de mesurer l’impact de chaque geste publicitaire de manière aussi scrupuleuse. C’est vrai. Mais il ne faut pas non plus se laisser leurrer par l’effarante quantité de données des géants du Web, qui sont parfois trompeuses, voire carrément inutiles.

Les quotidiens ont plus de lecteurs qu’avant. Oui, plusieurs médias sont sans doute en partie responsables du sort qu’ils connaissent; les structures rigides de certaines organisations, le manque de créativité publicitaire et la réticence à investir dans les outils du numérique pour mieux cibler les lecteurs n’ont pas aidé.

Mais parmi nos clients, nous comptons quelques-uns de ces médias traditionnels qui ont su prendre le virage. Ils proposent une crédibilité, un environnement, du trafic. Et ils disposent aussi d’outils pour jauger la performance des campagnes qui y sont faites. Nous les aidons à créer des contenus sur mesure, qui ont de la valeur aux yeux de leurs auditoires. Et ça marche.

Résumons. Au-delà du danger que la disparition de la presse locale fait planer sur la santé de nos démocraties, ou de notre devoir de citoyen corporatif de mieux soutenir les médias, bouder ces plateformes est une erreur stratégique qui prive une entreprise d’un public de qualité.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef de La Flèche

L’info à tout prix

La commission parlementaire sur l’avenir de la presse s’est tenue récemment à Québec. En marge de ces travaux, il se trouve des voix pour réclamer qu’une distinction soit faite entre les médias gratuits et les médias payants dans la manière par laquelle l’État devrait leur venir en aide. Un texte paru dans Le Devoir, le 6 septembre.

 

 

Pub vs GAFA

Il n’y a pas que les médias d’information qui voient leurs revenus péricliter. Les agences de publicité font elles aussi les frais de la crise actuelle. Les annonceurs se tournant désormais vers Facebook, Google et autres géants du Web, elles doivent s’adapter à cette nouvelle réalité.

À lire sur La Presse.

 

 

 

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Comme chaque année à la fin juin, mes réseaux sociaux s’emplissent de photos de gamins qui en finissent avec l’année scolaire.

Les clichés contrastent avec ceux de la rentrée : les sacs à dos ne sont plus aussi neufs et les coiffures sont un peu moins soignées, mais les petits sourires témoignent de tous les efforts consentis et surtout de la promesse de quelques semaines d’une délicieuse oisiveté.

Dans cet esprit, je vous propose, avant de marquer la pause estivale à notre tour, une dernière édition de Nos favoris, à la manière d’une petite rétrospective de quelques-uns de nos bons coups de la première moitié de l’année.

Top balados

En avril, nous avons récolté notre première mention dans un concours créatif avec notre projet réalisé pour le Festival d’été de Québec. En effet, Chambre 1626 s’est vu primé dans la catégorie Contenu de marque audio au concours Créa 2019 d’Infopresse.

Ça roule aussi à fond de train pour Radio Bidon, notre balado cycliste autoproduit, qui s’approche des 20 000 écoutes! Des commanditaires se sont joints à l’aventure en 2019 et nous sommes en préparation d’une série en contenu commandité pour les Championnats du monde de vélo de montagne 2019, qui sera en ligne très bientôt. Restez des nôtres!

Super santé

Es-tu malade?!, c’est un projet développé pour l’Observatoire santé. Multiplateforme (chaîne YouTube, page Instagram et blogue) et appuyé par des professionnels de la santé, il s’adresse aux jeunes de 14 à 20 ans pour leur parler sans tabous de sujets de santé qui les préoccupent. Y sont abordés des thèmes comme le stress, l’image corporelle, la consommation, les dépendances ou le consentement.

Naturellement natif

Le développement de pièces de contenu natif ou d’espaces partenaires pour certains médias d’importance et leurs clients continue de nous occuper dans l’atelier. Parmi les plus récents, une collaboration avec SRC pour la Maison olympique et une autre avec L’actualité pour Samsung.

Full local

Nous continuons aussi de produire de façon récurrente des contenus inspirants pour aider des marques locales à rayonner : voyez les exemples de Monsieur T., du 155 Grande Allée Est et des Nuits FEQ, pour ne nommer que ceux-là.

Merci de lire Nos favoris et de nous faire part de votre appréciation si régulièrement. Allez, on se donne quelques semaines de congé chacun pour refaire nos forces et profiter un peu de l’été, et on se retrouve à la rentrée!

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège

Netflix se balade

Le balado a la cote. Il semble que toute grande marque doit prendre les ondes pour ploguer ses patentes. Dans ce contexte, voici un article fort intéressant sur la récente arrivée de Netflix dans l’univers du podcast. Par contre, l’histoire ne dit pas s’il existe une version balado de l’expression «Netflix and chill».

 

 

Le Québec accroche

L’appel à lâcher prise est une série de capsules de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, disponible sur la chaîne YouTube de Tourisme Québec. Destinées aux publics français, ontarien et américain, les capsules ont été conçues pour être visionnées en rafale et donner le goût de venir décrocher ici. Ça fonctionne.

 

 


 

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À propos de lhumain et du numérique, de lentreprise et du collaboratif, de la philosophie du virtuel et du Minitel.

Enfants, lorsque nous imaginions le futur, il était forcément technologique. Les voitures voleraient, nous aurions des puces connectées sur le corps, les machines feraient tout à notre place et finalement, les robots prendraient le contrôle. C’était fascinant et un brin orwellien. Trente ans plus tard, il semblerait que nous n’avions pas totalement tort, à une exception près : le numérique, nouvel eldorado technologique, n’est rien sans les humains qui le composent.

Grandir à l’ère technologique

J’ai 38 ans et ai toujours été «de mon temps». Depuis ma première adresse Caramail au secondaire jusqu’à ma découverte des eBooks sur iPad1, en passant par ma vie sociale sur ICQ et ma première job stable avec le tout nouveau iPhone, je suis une pseudo-geek. Et je ne vous parle même pas de mes premiers émois sur les messageries du Minitel (seuls les vrais comprendront). Bref, je suis ouvertement connectée et en recherche permanente d’équilibre.

À en écouter certains cependant, Internet et tout ce qui l’entoure auraient signé l’arrêt de mort des relations humaines. Les ordinateurs nous voleraient de précieuses heures de «vraie vie», les téléphones intelligents décérébreraient nos jeunes, l’objectivité médiatique serait condamnée à mort sur l’autel des bien-pensants du Web, la pensée critique serait anéantie par le vide abyssal des réseaux sociaux. N’en jetez plus, la coupe des détracteurs du numérique est pleine depuis longtemps.

Le numérique comme paradigme

Sauf que. Je n’ai pour ma part jamais envisagé le numérique comme un simple dispositif technologique. Inspirée de Marcello Vitali-Rosati, philosophe italien du virtuel et de l’identité numérique, je considère bien plus que le numérique est l’espace dans lequel nous vivons. Il ne s’agit plus d’un outil au service des pratiques anciennes, mais «d’un environnement nouveau dans lequel nous sommes plongés, qui détermine et façonne notre monde et notre culture», explique-t-il dans son ouvrage Pour une définition du «numérique». Il ne peut pas être uniquement considéré comme une manière plus rapide de faire la même chose que ce que nous faisions avant; il sous-tend une modification profonde de nos pratiques et de leur sens.

Réduire le numérique aux écrans bleus qui nous obnubilent n’est pas seulement simpliste, c’est également faux. Le numérique modifie radicalement notre façon de fonctionner et amène un changement de paradigme bien plus vaste et excitant qu’il n’y paraît. Le numérique est collaboratif, communautaire, agile (amis informaticiens, bonjour!) et polyvalent. Il demande de repenser complètement nos structures et, par extension, nos relations interpersonnelles. Il bouscule notre vision du monde, modifie notre rapport au temps, à l’espace, à la connaissance. Nous ne sommes pas assujettis au numérique : nous l’avons créé parce que nous évoluons, et nous évoluons grâce à sa création.

La transformation de l’entreprise

L’entreprise en est par le fait même métamorphosée. Slack a rendu la hiérarchie plus horizontale en créant des canaux de communication interne transparents et multilatéraux, Google Drive oblige les équipes à collaborer étroitement, Airtable ne peut fonctionner efficacement sans la participation de tous, les plateformes nuagiques immatérialisent notre mémoire collective en la rendant accessible au plus grand nombre, Skype permet de communiquer avec l’autre bout du monde et facilite la conciliation travail-famille, les réseaux sociaux, blogues et autres plateformes créent un espace d’échange direct avec la clientèle.

D’un autre côté, les salles de réunion sont envahies de Post-it, les retraites de cocréation se multiplient, les espaces de coworking sont légion et le design thinking a la cote. Quel rapport, me demanderez-vous? Tout. Parce qu’en étant de plus en plus ancrées dans un mode collaboratif, les équipes sont totalement numériques : elles sont connectées, au propre comme au figuré. Bref, nous coopérons, interagissons, cocréons et innovons comme jamais auparavant.

Les organisations doivent revoir leurs manières de faire et s’ouvrir à de nouveaux modes collaboratifs et communicationnels. Parce que l’humain, dans toute son intelligence, son besoin de vivre en collectivité, sa volonté de faire ce qui est le mieux, est capable de très grandes choses à travers ce nouveau paradigme. Bien sûr, des questions éthiques se posent par rapport aux géants du Web, et nous devons nous y attaquer de front. Mais il n’en demeure pas moins que si l’entreprise embrasse à bras-le-corps ces nouvelles méthodes de travail en restant centrée sur l’humain (qu’il soit employé, collaborateur ou utilisateur), elle s’apercevra rapidement que ce sont ceux qui la composent qui font une vraie différence. Parce que l’homo numericus, lui, ne sera jamais binaire.

J’en parlais récemment : je ne suis pas utopiste, je suis «protopiste». Au point de croire que collectivement, la culture numérique pourrait nous permettre de construire un monde meilleur. Et ça tombe bien, chez La Flèche, nous sommes une belle bande d’humains derrière nos écrans, qui avons à cœur de vous aider à créer toujours plus de liens avec votre communauté. À votre manière, à votre image, selon les canaux qui seront les plus pertinents pour votre projet. Contactez-nous, on aime ça, le vrai monde!

Amandine, responsable du développement des affaires et chargée de projet

GAFA +tx

Tandis que les principaux ministres des Finances du G20 réunis au Japon admettent l’urgence d’agir pour réformer la taxation des géants du numérique, comme les Google et Facebook de ce monde, la méthode pour y parvenir semble loin de faire consensus.

 

 

L’aventure à l’état pur

À l’agence, nous avons une vie trépidante où chaque jour apporte son lot de dangers et d’émerveillement. Ne reculant devant rien, nous vous ouvrons les portes de notre quotidien. Retrouvez-nous sur Instagram : @_viedebureau. Cœurs sensibles s’abstenir.

 

 


 

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