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On préférerait prendre une pause de temps en temps. On resterait moins souvent éveillés la nuit à regarder le petit hamster courir dans la roulette fixée à l’intérieur de nos têtes.

 

 

Mais c’est comme ça à la flèche : on a TOUT LE TEMPS de nouvelles idées.

Comme celle qu’a eue David de transformer notre infolettre en une sorte de courrier du cœur, mais pour le travail.

La chronique de recommandations (advice column) est fort répandue dans la culture médiatique anglophone. Ici, c’est assez rare. Et pourtant, Krishna sait si nous avons besoin de conseils fiables.

Dans ce monde d’avis personnels non réclamés tapissés sur Facebook, de conférenciers ineptes, d’information douteuse en ligne et d’indigestes publications LinkedIn qui distillent le lent poison qu’est le jargon technewage (oui, on pense bien qu’on vient de créer un néologisme), il est temps d’avoir du solide à se mettre sous la dent.

Tous les mois, donc, voire plus souvent si vous en avez envie, nous demanderons à des experts – des vrais – de répondre à vos interrogations – et aux nôtres – sur la vie et le travail. Parce que le boulot, ça s’arrête rarement quand on se lève de derrière son bureau. Stress, impôts, cash flow, y a pas de mauvais sujet.

On veut savoir ce qui vous intéresse, vous horripile, vous attire, vous chicote. Que vous soyez boss ou employé, cadre ou pigiste, écrivez-nous à [email protected] pour nous soumettre vos questions.

Ceci dit, on n’avait pas non plus envie de laisser tomber nos suggestions de lectures. Ni d’arrêter de vous donner des nouvelles de nous ou de vous faire partager nos réflexions sur les technos et le boulot. On le fera encore, mais en alternance avec cette nouvelle patente qu’on démarre. Le tout se voit donc rebaptisé. Dès le prochain envoi, vous ferez connaissance avec Vie de bureau.

En attendant, écrivez-nous!

L’équipe de la flèche

 

Culte de l’image

Le World Press Photo a dévoilé cette semaine ses finalistes de 2020. Le fameux concours annuel qui reconnaît et célèbre le meilleur du journalisme visuel produit au cours de la dernière année annoncera les lauréats le 16 avril prochain, lors d’une cérémonie à Amsterdam. En attendant, les clichés en nomination – certains assez troublants – sont visibles ici.

 

 

Propager le virus

L’équipe des Décrypteurs d’ICI Radio-Canada s’est intéressée récemment au cas de la désinformation en contexte d’épidémie. Sans surprise, on apprend comment le partage de fausses nouvelles au sujet des maladies peut contribuer à en accélérer la propagation, et à quel point le fait de respecter 2 ou 3 règles de base avant de diffuser peut être crucial.

 

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Au cours de la dernière année, j’ai complètement modifié mon rapport aux réseaux sociaux.

 

 

J’y étais très présent. Compulsif, j’allais sur Facebook-Twitter-Instagram-LinkedIn (dans cet ordre) à tout bout de champ, interrompant moi-même le flow de mes activités, mettant fin à tout flottement dans mon agenda et ma vie personnelle pour les remplir avec du temps d’écran.

Je réagissais. Je m’obstinais (souvent) et me rendais compte que je perdais un temps considérable à faire défiler des contenus qui m’étaient, au mieux, indifférents ou qui, au pire, me faisaient rager.

J’ai donc changé d’attitude et fait un immense ménage dans mon fil Facebook. Il n’y reste qu’une poignée de comptes qui m’intéressent. Quelques groupes. Dans les autres réseaux, même assainissement radical.

Puis, en voyage, j’ai retiré tous les réseaux sociaux de mon téléphone. Je ne les y ai pas remis. C’était en septembre.

À force de boulimie de contenus, on en vient à ne plus rien lire ni regarder vraiment. J’avais envie d’absorber de la substance, d’avoir le temps de lire des articles, d’écouter des vidéos, des balados. Je me suis aussi abonné à plusieurs magazines, physiques et numériques. Des chaînes YouTube. J’ai du temps pour les consulter, m’imbiber de leurs contenus : ma gestion des réseaux sociaux me fait épargner environ une heure par jour. Sinon plus encore.

Nous en sommes là : au terme de la lune de miel avec ces outils de mise en réseau qui sont chers aux individus, essentiels aux entreprises, mais dont on mesure avec de plus en plus de méfiance les effets sur la santé mentale.

Sans parler d’une abondance qui s’apparente au gavage.

Comment cela se traduit-il dans notre travail et dans notre approche avec nos clients?

En fait, ça ne change pas grand-chose. Depuis les débuts de la flèche, nous croyons que les contenus de qualité finissent par triompher. Constituer une bibliothèque de fond, créer des stratégies s’appuyant sur des contenus solides, captivants, qui parlent à l’intelligence des gens. Voilà en quoi nous croyons.

Ce qui ne veut pas non plus dire d’être toujours sérieux. Mais jamais purement racoleurs non plus.

Oh! C’est bien vrai que la séduction instantanée est payante! Mais il viendra un temps, très bientôt, où l’on interpellera sérieusement les entreprises sur leur responsabilité dans le climat social et la santé. Celle liée à l’overdose de numérique en particulier.

Celles qui feront preuve de cohérence, de transparence et d’intégrité triompheront. C’est le pari que nous faisons. Et c’est aussi avec ce genre d’entreprises que nous avons envie de travailler.

Celles auxquelles je m’abonnerais sur les réseaux sociaux, parce qu’elles enrichissent ma vie. Et pas seulement les actionnaires ou les agences comme la nôtre.

Le public le reconnaîtra. Ses préoccupations changent. Il cherche un sens à ses habitudes et perçoit bien les angoisses de l’époque. Une marque empathique reconnait cet état des lieux et agit en conséquence. Les valeurs ont une valeur, après tout.

 

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

 

Abonné absent

D’ailleurs, depuis le premier février, Matthieu Dugal, animateur de l’émission Moteur de recherche, à Radio-Canada, « tente l’expérience du minimalisme numérique ». Coupé des réseaux sociaux pendant un mois, celui qui vient de publier l’ouvrage WIKI, GIF & LSD documente et commente abondamment son expérience sur plusieurs tribunes. Ses constats de la première semaine sont intéressants, tant pour les réflexions du protagoniste que pour les réactions, nombreuses, de ceux qui le suivent.

 

 

Tik Tok : un tic?

Lancée en 2016, l’application Tik Tok est pratiquement devenue un incontournable avec son milliard d’usagers à ce jour. La plateforme, dont les publications consistent en de courts clips de 15 secondes, transformera-t-elle la façon de composer la musique? Quand on pense que la chanson Uno du jeune rappeur Ambjaay a été reprise dans plus de 2,5 millions de publications, il y a de quoi se poser la question. Assistera-t-on à la prolifération de chansons préformatées pour Tik Tok? La Presse s’est penchée sur l’affaire ici.

 

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Depuis près de trois ans, le siège de la flèche était situé dans les bureaux d’ABCP Architecture. Une sorte de colocation de circonstance qui nous a bien servis.

 

 

Dans le local 412 du 300, rue Saint-Paul, il y avait les architectes, évidemment, mais aussi leur division d’urbanisme et une autre petite boîte spécialisée en mécanique du bâtiment. Nous étions un peu les intrus, mais nous avons tout de même cohabité avec tout ce beau monde dans une espèce de curiosité mutuelle envers nos univers respectifs. 

 Nous avions notre petit coin à nous, dans une pièce magnifique, baignée de lumière naturelle. L’ensemble constituait un espace de travail motivant et calme à la fois, pourvu de tout ce dont on a besoin pour abattre des tonnes de boulot : mobilier de qualité, salles de réunion hyper équipées, service de réception, spacieuse cuisine-salle à manger, tiroirs de grignotines, espace détente, vestiaires et douches pour les sportifs du midi. Le gros luxe, quoi… Nous y étions bien et nous y avons eu passablement de succès. 

Bonne nouvelle pour les architectes : à la fin novembre 2019, ils nous ont annoncé qu’ils devaient reprendre leur local vu la croissance de leurs affaires. 

 

Ceci explique cela

Vous comprenez maintenant un peu mieux la pause prolongée qu’a prise cette infolettre. En plus du congé des Fêtes, nous avons consacré les dernières semaines à trouver un local, faire nos boîtes, négocier un bail, magasiner chaises et bureaux, nettoyer, peinturer, prendre rendez-vous avec le gars du câble, puis celui du système d’alarme, déménager nos boîtes, les défaire et puis nous installer, tout en continuant de servir nos clients! 

Bref, on n’a pas chômé, comme dirait l’autre. 

 Et si j’ai affirmé plus haut qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle pour la firme d’architecture, elle n’en était pas moins bonne pour nous. Simplement, elle nous demandait de nous remuer un peu et de saisir cela comme une opportunité : celle d’être vraiment chez nous, de choisir ce qu’on allait accrocher sur les murs, d’occuper la salle de réunion quand bon nous semble et d’aménager notre propre studio de balado. 

 Nous voici (presque complètement) installés dans ce nouvel espace qui sera, j’en suis convaincu, le lieu d’innombrables réussites qui propulseront l’entreprise dans cette nouvelle décennie.

 À toute la gang d’ABCP, et particulièrement aux associés François, Vadim, Michel, Pierre, Dany, Cathy et Bernard-Serge, merci pour tout.

 Et à vous tous, précieux clients, lecteurs et proches de l’agence, merci de noter notre nouvelle adresse:

la flèche
1183, rue De Saint-Vallier Est
Québec (QC)  G1K 3R9

Vous passerez nous voir!

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège

 

Parlons-en

C’était hier, 29 janvier, la 10e journée Bell cause pour la cause. La cause? La santé mentale. Au-delà de tout ce qu’on peut dire, ou pas, de l’entreprise dont le nom est accolé depuis 10 ans à cette journée, c’est bel et bien de la cause qu’il faut causer. En parler pendant une journée, c’est bien. Ça crée un momentum, comme on dit. Ça mobilise. Mais force est de constater que même après toutes ces années de causeries, il reste beaucoup de placotage à faire pour briser les tabous. On ne le dira jamais assez : cette cause doit être entendue chaque jour.

 

Concrètement

Dans le même ordre d’idées, il y a cet article de La Presse où on apprend dès la première phrase qu’au «Canada, chaque semaine, des problèmes de santé mentale empêchent un demi-million de personnes de se rendre au boulot». Le texte résume ensuite 5 recommandations tirées d’un manuel lancé par le Centre for Addiction and Mental Health de Toronto, d’où provient ce chiffre monstrueux, afin de guider les chefs d’entreprise dans des stratégies à long terme, pour le bien-être de tous.

 

 

 

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L’année s’achève. Avec elle, une décennie.

 

 

Les bilans s’accumulent. Les palmarès. Les faits marquants. Tout cela dans un climat de conflits, dans le tumulte des bouleversements que provoquent des mouvements sociaux qui se succèdent à une vitesse de plus en plus effarante et nous divisent.

Parce qu’entre le désir de foutre le bordel dans une société qui ne cesse d’exhiber ses travers et l’envie de s’accrocher aux certitudes que convoque la nostalgie, il reste finalement assez peu d’espace pour la nuance.

Et pourtant, de manière spectaculairement paradoxale, nous sommes tous unis par un profond désir d’authenticité, de sens, de vérité. Par la recherche du bonheur. Quelque part dans ces teintes de gris qui ressemblent à la vraie nature de nos existences.

Peu importe où l’on se situe dans ces différents débats, donc, surnage l’idée chez presque chacun de nous que ce monde mérite d’être sauvé.

Certains s’y acharnent et en font leur mission. Comme tous ces gens, dans un récent numéro de Wired, qui veulent notre bien, et travaillent dur pour nous épargner le pire. Un ancien programmeur de Google qui a conçu un robot qui détecte les fausses nouvelles et les empêche de se propager. Une consultante en cybersécurité qui a trouvé les moyens de débusquer les pirates les plus rusés. Un biologiste qui tente d’armer le système immunitaire afin qu’il puisse mieux se défendre contre les cellules cancéreuses.

Ces histoires passent sous le radar, écrasées par le fracas des guerres et des horreurs réelles ou virtuelles. Et pourtant ce sont elles qui nous redonnent foi en l’humanité. Comme tous les gens près de nous qui nous aiment plus que ce que nous sommes capables de leur rendre, parfois, et qui suscitent chez moi deux choses. Gratitude, et désir de faire mieux.

Les Fêtes sont un temps d’apaisement, de recul. Elles nous extraient du réseau pour nous remettre dans le social. Nous faire côtoyer celles et ceux qui nous rendent meilleurs. Nous rapprocher d’un bonheur parfois plus simple qu’il n’y paraît.

À notre souper de Noël de la flèche, l’autre soir, j’ai ressenti le pouvoir des rencontres véritables. Sans le décorum du travail, hors de la hiérarchie et des rapports professionnels, j’ai redécouvert des gens merveilleux, drôles, baveux, sensibles, fascinants, recelant mille histoires (pas toutes racontables ici). Nous avons bu, crié et pleuré de rire. Je vous souhaite la même chose pendant les semaines à venir. Fermez vos cells. Sortez le jeu de Risk, ou le vieux Quelques arpents de piège (en enlevant les questions sur le baseball, pour l’amour…), racontez-vous la fois où vous avez eu l’air le plus fou, allez porter des beignes au voisin.

Sortez. Voyez des gens que vous aimez. Partez à la rencontre de celles et ceux qui vous confirment que le monde mérite d’être sauvé.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

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Arrive 2020, 2019 s’en va. Avec le vent d’hiver vient le temps des palmarès. Nous avons demandé aux membres de l’équipe de livrer leur favori entre tous. Voici ceux de…

David : 2019 dans mes oreilles

La production musicale est si frénétique que je peine à suivre. Un album souvent remplacé par un autre, lui-même chassé par la nouveauté. C’est pourquoi les palmarès musicaux me sont si chers. Celui de Pitchfork reconduit à ma mémoire mes récentes amours musicales (Lana Del Rey, Kim Gordon, Tyler The Creator, Nick Cave) et sert aussi de balise lumineuse aux œuvres malencontreusement passées sous le radar. Je passe généralement les Fêtes à l’éplucher, à courir dehors en écoutant ce que j’ai raté. Certaines fois avec ravissement, d’autres en me disant qu’il y a sans doute des formes de génie qui nous échappent.

 

Emmanuel : culture populaire américaine – la décennie en quiz

Au cours de la décennie, on a constaté l’essor des services de diffusion en continu et la prolifération des réseaux sociaux. Même le livre, qu’on avait pourtant condamné, tire admirablement bien son épingle du jeu. Culturellement parlant, les années 2010 ont été marquées par l’abondance, si bien que parfois on peine à se remémorer clairement le fil des parutions ou leurs auteurs. Le magazine New Yorker nous propose de passer au peigne fin nos souvenirs de la décennie qui s’achève, histoire de voir si on oublie aussi rapidement qu’on consomme. Mordus de culture américaine, à vos claviers!

 

 

 

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Je viens de passer 3 minutes et 22 secondes dans un centre de tri des ordures recyclables à Laval avec Alaclair Ensemble.

 

 

J’ai souri, j’ai ri, j’ai tapé du pied. Quand ça a été terminé, j’ai tout de suite voulu y retourner. Je n’ai eu qu’à cliquer sur Play.

Mercredi 4 décembre, le collectif venait de briser l’Internet avec Mets du respect dans ton bac : un rap drôle, étonnamment informatif, porté par une vidéo de qualité supérieure, ponctuée de surprises, de chorégraphies et de trouvailles visuelles. La caméra est vivante, mobile, le montage serré comme les rimes et les beats. Tout cela, digne du meilleur clip.

Au cœur du message : respectez le travail des gens qui doivent trier vos déchets recyclables. Cessez d’y mettre n’importe quoi et n’importe comment. Faites donc comme si on vous regardait quand vous remplissez votre bac.

 On pourrait dire la même chose à propos d’Internet.

Pour paraphraser l’intro de la pièce : « C’tu moi ou le contenu en ligne a l’air d’un vrai centre de tri / Y a plein de déchets qui ne devraient pas être ici. »

Pas étonnant, donc, que le contenu de qualité en ligne soit de moins en moins gratuit. Envie de vous évader du dépotoir qu’est devenu Internet? Payez, maintenant. En moyenne, un Américain dépense désormais plus de 1300 $US par an pour accéder à des médias numériques.

 Mais je m’égare…

 Ce qui m’intéresse ici, c’est la qualité de la proposition. Cette idée d’une pièce de contenu comme une œuvre et pas une pub. Avec un message qui évite de faire la morale de manière sentencieuse.

L’humour est au cœur du texte. L’idée d’humains souillés en raison de l’inconscience des usagers renvoie à une forme de dignité des individus à préserver. Des informations pratiques sont insérées de façon presque indiscernable dans le texte tellement elles s’intègrent parfaitement.

Bref, tu pensais que c’tait ça que c’tait, mais était-ce vraiment ça que c’tait?

 Tout ceci n’est pourtant jamais un leurre. Au contraire. C’est un jeu. On parle à l’intelligence du citoyen, on le met presque au défi de dénicher le commentaire humain et l’info pratique dans une forme autrement ludique. On convoque son admiration, ou à tout le moins son attention en montrant qu’on s’est donné la peine de créer un message qui suscite l’admiration et les rires.

On vient d’éveiller les consciences dans le rire, de mettre un visage humain derrière le processus de tri des déchets et de conférer au recyclage consciencieux une indéniable aura de coolitude.

 Respect.

David Desjardins, cofondateur, rédacteur en chef et stratège 

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2019 s’achève, et avec elle la décennie. Avec le vent d’hiver vient le temps des palmarès. Nous avons demandé aux membres de l’équipe de livrer leur favori entre tous. Voici ceux de…

Éléonore : la liste de musique de Poulet Neige

J’ai connu sur le tard la liste de Noël de Poulet Neige, mais ce fut un coup de foudre immédiat. Quel bonheur de pouvoir télécharger toute cette musique à découvrir le matin du 25 décembre, c’était de la vraie magie de Noël! Cette année, pour sa dernière liste, Poulet Neige offre un ultime cadeau. En se rendant ici, on peut cliquer aléatoirement – et presque à l’infini – n’importe où sur la page et on arrive chaque fois au hasard sur le profil Bandcamp d’un artiste québécois. Des heures de plaisir s’ensuivent! Merci pour tout, Poulet Neige!

 

 

Julie : récap de la décennie de Nouveau Projet

Les faits marquants de la dernière décennie abondent déjà dans tous les médias. J’aime particulièrement la couverture réalisée par Nouveau Projet dans son numéro 16. Avec l’aide d’une multitude de collaborateurs, le magazine passe en revue 465 idées, personnes, inventions, combats et prises de conscience qui ont façonné les années 2010. J’ai plongé avec délice dans la «subjective et éclectique» recension culturelle de la rédaction (eh oui, Despacito figure parmi les chansons emblématiques). À mettre absolument dans votre bas de Noël!

 

 

 

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Entre l’hôtel Alt de Griffintown où je loge et le café La Finca, rue De Bleury, il y a près de deux kilomètres. Des flocons glacés tombent sur Montréal et dans mes oreilles, tandis que je marche vers mon rendez-vous.

Je passe 20 minutes à écouter la chaude voix du fils de Leonard Cohen, Adam, qui discute de son père avec le légendaire producteur Rick Rubin dans le plus récent épisode du balado Broken Record.

L’album posthume du barde de l’amour et de l’apocalypse va paraître le 22. Les deux hommes détaillent le processus de création auquel le fils a activement participé, comme il l’avait fait pour le précédent You Want It Darker. Confidences sur le père, le personnage, le mythe. Je marche dans la ville de Cohen en ayant le sentiment d’obtenir un accès privilégié à l’intimité de ce génie. Non seulement par la nature des révélations qui sont faites ici, mais aussi par les silences, laissés au montage. La proximité des voix, les intonations, les éclats de rire et les moments de gravité sont livrés à l’état pur, sans le filtre de l’écriture.

C’est une des choses que j’aime le plus des balados. Cette impression d’entrer dans la bulle de celles et ceux qui les produisent ou y participent.

Je m’abonne à des séries. J’écoute des émissions de radio en différé qui sont automatiquement téléchargées dans mon téléphone. Mes déplacements sont devenus l’occasion de m’abreuver de contenus de qualité, parfois grand public, d’autres fois hyper nichés. Dans le bus, en train, en auto, à pied, en réparant mon vélo ou en passant la balayeuse, je troque de plus en plus souvent la musique pour le balado.

Je ne suis certainement pas seul.

Uniquement sur l’application d’Apple réservée au média, on trouvait 750 000 balados différents en juin dernier (totalisant 18,5 millions d’épisodes mis en ligne). Une augmentation de 50 % en un an.

Mieux encore, on sait que les auditeurs de balados sont fidèles, que 80 % d’entre eux écoutent les épisodes en entier ou presque. Et donc qu’il s’agit d’occasions de rêve pour rejoindre les auditeurs, d’autant que chez nous, au Québec, la place est encore à prendre dans plusieurs domaines, une occasion pour les marques et les médias de saisir leur bout de terrain dans le marché.

Les marques aussi? Certainement. Elles peuvent commanditer des émissions existantes ou alors démarrer leur propre programmation. Il peut s’agir de projets succincts, de séries au long cours. Une entreprise peut même en produire à l’intention de ses employés pour communiquer et partager des histoires internes qui contribuent à améliorer l’expérience employé comme la marque employeur, ce qui participe à la rétention et à l’embauche.

À la flèche, nous avons le bonheur de produire des balados. Parmi ceux-ci, Radio Bidon est le fruit de la passion commune qu’entretiennent les fondateurs et quelques amis pour le cyclisme. Ses épisodes ont été écoutés 30 000 fois, sans grand effort de promotion, par un public extrêmement niché qui s’intéresse au volet professionnel du sport. Notre autre grande réussite est le balado Chambre 1626, produit pour le Festival d’été de Québec l’an dernier, et récipiendaire d’un prix Créa. Ici, l’animatrice Geneviève Borne discute de création avec des artistes lors de leur passage au Festival, permettant aux amateurs d’établir un lien fort avec l’événement, puisque ce dernier leur permet d’entrer dans la tête des artistes dont ils admirent l’œuvre.

Au Québec, la radio est encore puissante. Mais le balado poursuit son efficace percée, si bien que des géants comme Radio-Canada et Québecor s’y sont mis aussi. Et pas un peu.

Parce que les balados permettent de créer des communautés d’intérêts, leur format en est un de proximité, et si certaines productions jouissent de budgets faramineux qui en font des œuvres médiatiques de haut vol, il est aussi possible d’en produire avec les moyens du bord, sans grand investissement, et de démarrer une conversation avec des gens qui partagent nos goûts, nos buts, nos envies. Et puis ce sont d’admirables cartes de visite qui permettent d’asseoir son autorité sur un sujet à peu de frais.

Avec le balado, on a le sentiment d’intégrer une conversation. On apprend. On découvre. On s’amuse. N’attendez pas pour lancer le vôtre. La demande est là. Et elle ne fait que grandir.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

L’art de l’audiorétroaction

Fans de balados ou néophytes en la matière, il vous est déjà venu l’envie de donner vos commentaires à des créateurs de balados, mais vous ne savez pas comment vous y prendre? Grâce à l’équipe du studio Grand Public, on a découvert cet article (en anglais), provenant des experts en balados Pacific Content. Pertinent et instructif. Suivez le guide!

 

 

Oh! Plus de balados!

Radio-Canada lançait récemment une application d’écoute toute neuve. OHdio regroupe à la même enseigne musique, émissions de radio, livres audio et balados, avec la possibilité de se créer un profil personnalisé. Avec cette nouvelle appli facile à utiliser, le diffuseur public souhaite simplifier la vie des auditrices et auditeurs. C’est réussi.

 

 

 

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Salut Emmanuel,

Ça fait cinq ans que la flèche est venue au monde. Mais le véritable acte de naissance de notre entreprise remonte à un peu plus loin. Tu t’en souviens peut-être. C’était un bref échange entre toi et moi. Par messagerie.

Ça ressemblait à quelque chose comme ceci :

 

Moi : Question de même… Es-tu le genre de gars qui est game de se partir en affaires avec un chum?

Toi : Ça dépend avec qui. Mais avec toi, oui.

 

Quelques jours plus tard, nous esquissions les premières lignes d’un plan incertain. Un studio, une agence, un atelier? Des communications? Du marketing de contenu? Tout cela me paraissait aussi excitant qu’abstrait.

 

Bien honnêtement, je n’avais aucune idée du résultat.

D’abord parce que je fomente des tas de projets qui ne voient jamais le jour. Mais je me demandais aussi ce que ça donnerait, toi et moi, en affaires. Des amis de longue date. Depuis le cégep. Semblables sur plusieurs points, mais si différents sur d’autres. Moi, effroyablement éparpillé. Toi, hyper organisé.

J’avais un peu peur, même. Passé 40 ans, on ne collectionne plus les amis comme à 20. Ils deviennent autrement précieux.

Mais je me suis vite rendu compte de deux choses qui m’ont rassuré.

 

D’abord : la motivation que sous-tendait le souhait de ne pas te décevoir. Ensuite : la mise au jour de notre admiration mutuelle, jusque-là rarement évoquée dans nos rapports qui sont beaucoup ceux des hommes, faits de non-dits, de demi-mots et de sous-entendus.

 

Ces deux choses-là, je crois, sont au cœur de notre réussite. Ce sont elles qui galvanisent la confiance que nous avons dans notre capacité à faire les choses, à les mener à terme. Sachant, chacun de notre bord, que l’autre ne nous laissera pas tomber. Et aussi que nous partageons ce qu’il faut pour réussir. La créativité, l’organisation, la drive, le respect.

 

En fait, il s’est produit quelque chose de presque magique : si nous mettons toujours tout sur la table, comme tu l’écrivais dans ta lettre l’autre jour, notre dynamique, elle, s’est mise en place sans vraiment que nous en discutions.

 

C’est aussi, je crois, le produit de notre longue amitié. Notre accord dans la vie s’est traduit en harmonie au travail. Qu’il s’agisse de gestion du personnel, de méthodes de fonctionnement ou d’horaires, nous voulons les mêmes choses. À commencer par ceci : avoir du fun à mener une entreprise à échelle humaine.

 

Nous ne sommes pas en quête de domination mondiale. Pas même du quartier (anyway, dans un rayon de 200 mètres de notre bureau, il y a Cossette et lg2, faque…). Mais un jour, tu m’as dit : «C’est spécial ce qu’on fait… On travaille, mais on est aussi en train de bâtir quelque chose.» Ça m’est resté. J’y repense très souvent. C’est comme une image dans ma tête : dans notre domaine d’affaires, on s’est construit une maudite belle cabane dans un arbre.

 

Tous les jours, je monte dans l’échelle. Je t’y rejoins, avec notre gang. Nous ajoutons des annexes, des étages. Tu t’assures que tout cela tient en place. Je fomente des plans qui n’aboutissent pas toujours, je pars courir dans la forêt pour mieux revenir. Et je rentre au boulot avec le sourire. Ce qu’on a construit, mon gars, c’est peut-être une business. Mais c’est beaucoup aussi une manière de vivre heureux au travail.

Et ça, c’est certainement le plus beau dividende qu’on se verse.

 

David (Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef)

L’I.A. au service de la désinformation

Étranges, drôles et inquiétants à la fois, les deepfakes font couler beaucoup d’encre. Question d’étirer un peu l’Halloween, ICI Explora nous propose quelques exemples parmi les plus saisissants. Pour en apprendre davantage sur le sujet, visionnez en rattrapage l’épisode qu’Enquête y a consacré sur ICI TOU.TV.

 

 

Suprême nouvelle

Il y a quelques jours, Google annonçait dans la revue Nature avoir franchi le cap de la «suprématie quantique». C’est une bonne nouvelle? C’est grave? Faut-il fêter, s’indigner ou avoir peur? Quelques éléments de réponse éclairants dans cet article du New York Times, cette capsule vidéo et ce billet de blogue de Science étonnante.

 

 

 

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Cher David, 

Te souviens-tu de notre premier trimestre en affaires, il y a 5 ans?

 

 

Moi je m’en souviens très bien. Nous étions, chacun à notre manière, à la croisée des chemins professionnels et avions décidé, quelques semaines auparavant, de nous associer pour fonder une entreprise. 

Au-delà de penser qu’on pourrait être de bons partenaires en affaires, on était déjà des amis depuis longtemps. On a parlé de ça, on s’est promis de jouer franc jeu l’un envers l’autre et de tout se dire pour ne pas compromettre cette amitié. 

Je me souviens aussi d’avoir annoncé notre projet à plein de monde autour de moi. Entre famille et amis, il y avait les timides encouragements de certains et les inquiétudes des autres. Je sentais bien qu’à peu près personne ne comprenait, et que tous, ou presque, doutaient de notre capacité à réussir. 

Ce trimestre de l’automne 2014, donc, on a facturé 274 $.

C’est rien, 274 $, mais c’était la validation dont j’avais besoin à ce moment : savoir qu’on était capables de trouver un client, de lui vendre un concept, de le réaliser pour ensuite le facturer. Rien de magique, juste une formule qui nous permettrait, si on parvenait à la répéter, de bâtir cette entreprise comme on l’entendait. On était «en business» et je trouvais ça terriblement motivant. 

Depuis, on a grandi pas mal. 

On a plein de clients : des gros, des petits, des prestigieux, des adorables et des difficiles. On a des défis de croissance. On a des employés, un bureau, des salaires. On a réalisé plusieurs bons coups pendant ces 5 années, on s’est plantés à quelques reprises aussi. 

On aurait pu faire comme bien d’autres pour souligner cet anniversaire avec faste. Après tout, l’industrie dans laquelle nous œuvrons se prête bien à ce genre de mascarade. On se serait mis sur notre trente et un, on aurait embauché un mixologue, un traiteur de renom et un DJ pour recevoir clients, familles et amis. On aurait créé une ambiance lounge, peut-être adopté une thématique. En sirotant des Moscow Mule, on aurait projeté une belle vidéo récapitulative produite à grands frais. On aurait rédigé un communiqué pour Infopresse. 

Mais ni toi ni moi n’avions envie de cela. On le savait sans même s’en parler. Mais on en a parlé quand même, parce qu’on s’était promis de toujours le faire. 

Les choses ont peut-être bien changé depuis cette première facture de 274 $, mais nous, on est encore les deux mêmes vieux chums qui partagent une vision et des valeurs. Il est là notre succès. Et c’est pour ça que je veux te remercier aujourd’hui. 

Emmanuel (Moisan, cofondateur et stratège)

Refaire le portrait

Lendemain d’élections. Le Canada se réveille juste un peu moins libéral que la veille. Quel aurait été le portrait du pays si nous avions voté selon le mode de scrutin proportionnel, tel que promis en 2015? Ici les analyses détaillées de Radio-Canada, et du Devoir, pour ceux qui ne les auraient pas encore vues, ou ceux qui veulent simplement tourner le fer dans la plaie.

 

 

Le clown est triste?

Les personnages de clowns maléfiques, popularisés par les sorties de Ça et Joker, ont la cote et détrônent cette année les zombies et autres vampires au chapitre des costumes favoris pour l’Halloween. La Presse retrace l’histoire du clown, depuis sa naissance au théâtre sur la scène élisabéthaine, au XVIe siècle, jusqu’au cinéma, en passant par les arts du cirque.

 

 

 

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«En ce moment, la chose la plus importante que nous souhaitons faire, c’est rassembler les gens.»

 – Mark Zuckerberg, dans son allocution intitulée «Bringing the world together», juin 2017

 

 

Nous n’avons jamais été aussi connectés, et pourtant nous n’avons peut-être jamais été aussi divisés. Nous n’avons probablement jamais été aussi seuls, non plus.

Un sondage de YouGov mené en juillet auprès de milliers d’Américains conclut que les millénariaux constitueraient la génération qui souffre le plus de solitude.

Toujours en réseau, des milliers d’«amis» au bout des doigts. Never alone, but still lonely, dirait-on en anglais. 22 % d’entre eux disent n’avoir aucun véritable ami.

Avec ou sans réels copains, les plateformes sociales nous font évoluer en silos, cultivant des réseaux qui nous confortent dans nos positions. Ou alors nous y agissons en trolls, provoquant les individus dont les opinions exprimées en ligne s’opposent à nos convictions. La plupart d’entre nous se contentent de regarder le spectacle. Parfois amusés. Souvent médusés.

J’avoue que, pour ma part, je ne sais plus trop quoi en penser.

D’un point de vue personnel, mon intérêt pour la plupart des réseaux sociaux s’est étiolé au-delà du point de non-retour, et ils me servent désormais essentiellement d’outils de communication. Dans le lot, c’est encore Instagram que je préfère : comme je n’envie pas la vie des autres, puisque je suis pleinement satisfait de la mienne, je m’y promène comme on entame des morceaux de conversations dans un 5 à 7. C’est banal, convivial et sympathique. Mais je comprends que, pour plusieurs, ça peut aussi donner l’impression d’aller à son conventum de secondaire et de constater que, pendant que le reste du monde prenait le train d’une vie – en apparence – riche et enivrante, on faisait une sieste sur le banc de la gare.

 

Les marques aussi sont un peu perdues

Pour les entreprises, c’est une autre paire de manches. Elles n’ont pas le choix d’y être, et doivent se battre pour obtenir l’attention d’un auditoire fortement courtisé dans un redoutable mélange de créativité et d’argent. Mais la lassitude que je ressens, je ne suis pas seul à la vivre. Et le sentiment de solitude que viennent traîner les gens en ligne, ou la violence avec laquelle ils doivent composer lorsqu’ils sont agressés par des trolls, voilà qui n’est pas non plus anecdotique. Et les marques n’y échappent pas.

Les responsables de communautés en ligne vivent cela constamment. Avec en plus le fardeau de devoir protéger la marque. Je parle à plusieurs clients, à des gestionnaires de tous niveaux et dans plusieurs types d’entreprises : je constate que, en majorité, ils ignorent de plus en plus comment tirer leur épingle du jeu.

Ils pourraient faire comme je l’ai déjà suggéré ici, et investir dans les médias traditionnels. Mais ils ne peuvent pas non plus tourner le dos aux plateformes en ligne.

 

L’empathie n’est pas qu’un «pitch» de vente

C’est pour cela que je suis plus convaincu que jamais que les marques qui vont réussir à réellement cultiver une relation viable et mutuellement profitable avec le public sont celles qui sont prêtes à investir dans les humains, et pas seulement en essayant de toujours convertir, faire une vente, afficher un profit.

L’empathie est peut-être un concept qui paraît creux, voire la factice fabrication d’experts en marketing, mais c’est sans doute cette valeur vers laquelle nous devrions, comme individus et communicateurs, tendre avec le plus d’ardeur.

Comme la fibre environnementale est en train de gagner du terrain et de forcer les gens comme les marques à changer leurs manières de faire (les politiciens aussi, si on se fie à la présente campagne électorale), notre rapport aux autres, notre désir d’aider, d’écouter, de comprendre et de mettre fin au cycle de solitude engendré par nos vies sociales en ligne est autant une occasion d’affaires qu’un geste de citoyen corporatif responsable.

Les entreprises cherchent quoi faire en ligne et sur les réseaux sociaux? Il est temps qu’elles créent des communautés qui ont autre chose en commun que le désir plus ou moins latent d’acheter leurs produits ou de bénéficier d’un rabais.

Contrairement à ce que prétend Mark Zuckerberg, Facebook ne met pas les gens en réseau. Vous le faites. Et ni Instagram, ni LinkedIn, ni Twitter, ni Twitch ou Reddit ne sont des communautés. Ce ne sont que des espaces virtuels de rencontre. À nous de les rendre plus humains, d’y créer des occasions de mise en réseau réelles, porteuses de sens, qui allument les individus et leur permettent d’entrer en contact avec des gens qui partagent leurs intérêts, leurs goûts, leurs passions.

Après l’environnement, le prochain défi des entreprises qui souhaitent mieux faire que de plaire à leurs investisseurs à chaque trimestre est là : contribuer à retisser la fibre sociale.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef à La Flèche

Twitter, nuancer

La campagne électorale suit son cours sans trop d’éclat ni de surprises. Comme c’est souvent le cas, les médias sociaux sont le théâtre d’insultes entre internautes. Voici quand même un meilleur exemple d’utilisation de Twitter, alors que le journaliste spécialisé en environnement à Radio-Canada, Étienne Leblanc, rectifie certains propos que Maxime Bernier a tenus lors d’une entrevue avec Céline Galipeau.

 

 

Récit d’un fiasco

WeWork, la licorne du coworking, est en chute libre. Évaluée à 48 milliards de dollars au début du mois d’août, l’entreprise a depuis perdu près de 70 % de sa valeur. Business Insider nous propose le captivant récit d’une introduction en Bourse qui déraille royalement et des excentricités de son fondateur, dont la vision a été rendue floue par les shooters de tequila de luxe.

 

 

 

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Cette phrase assassine lancée sur un ton fataliste par Greta Thunberg l’a instantanément fait entrer dans la postérité.

 

 

Seul le temps nous dira si la jeune militante suédoise est parvenue à véritablement faire changer les choses dans la lutte aux changements climatiques. Mais cette petite phrase demeurera, pour le meilleur ou pour le pire, gravée dans notre mémoire collective.

Je n’ai pas envie de débattre ici du message livré. J’y crois, et la science me dit que je suis du bon côté de la clôture.

Je veux plutôt aborder brièvement l’aspect des communications. De la manière par laquelle se construit et se livre un message et comment, parfois, quand certaines conditions sont réunies, ces messages passent directement à l’histoire.

Je pense ici au rêve d’émancipation de Martin Luther King (I have a dream) ou à l’alunissage de Neil Armstrong qui propulsait l’humanité dans une ère d’avancées technologiques (That’s one small step for a man, one giant leap for mankind). Ces messages sont en parfaite adéquation avec leur époque. Ils transcendent l’individu qui les livre et nous placent devant une vérité si frappante qu’elle ne peut être ignorée.

Le contexte historique est donc primordial, mais il y a plus. Il faut d’autres ingrédients pour accéder à la postérité communicationnelle. Il faut que le moment soit propice, puis il faut savoir le saisir et lui donner le ton qui marquera les esprits.

Greta Thunberg a magnifiquement saisi ce moment. Il ne pouvait y avoir de lieu mieux choisi que l’Assemblée générale des Nations Unies, avec son parterre de chefs d’État et de diplomates. Et avec les caméras du monde braquées sur elle, la militante s’est livrée à une charge à fond de train, véhiculant son message avec émotion, n’étant aucunement intimidée, bien au contraire.

Ce jour-là, Greta Thunberg a sermonné bien plus que les leaders mondiaux. Elle nous a tous mis le nez dans le gigantesque merdier que nous avons collectivement créé depuis quelques générations. Si notre planète ne s’est pas consumée d’ici là, je suis persuadé que la petite phrase de Greta Thunberg figurera dans les livres d’histoire dans 100 ans.

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège de La Flèche

Rétrograder l’avenir

Alors qu’une grève historique se prépare pour le climat et que nous devons de toute urgence réduire nos émissions de C02, les pratiques de certaines industries contribuent à accroître de façon drastique notre empreinte écologique. Lancée par Le Pacte pour la Transition et GMob, cette vidéo dévoile les effets dévastateurs du controversé projet Gazoduq/GNL.

 

 

Agir, vraiment

À l’ONU, des jeunes dénoncent l’écoblanchiment des multinationales, tandis qu’ici, le président de Novae interroge les entreprises : « Écoutez-vous les aspirations environnementales de vos employés? […] Il est évident que plus aucune entreprise ne peut aujourd’hui demeurer passive et regarder la “société civile” prendre la rue sans se sentir intimement concernée […]. »

 

 

 

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