J’étais là quand ça s’est produit.

 

 

C’était comme un virus. Un truc incompréhensible qui se répandait à une vitesse ahurissante et s’abattait sur la presse écrite.

De 2002 à 2012, j’occupais le poste le rédacteur en chef de l’hebdo culturel Voir à Québec. Pendant les premières années, nous connaissions encore de la croissance, puis, la stabilité. Mais à partir de 2008, les choses se sont mises à changer de manière radicale.

Subitement, les agences de placement publicitaire nationales ont cessé de recommander à leurs clients d’annoncer chez nous. Notre tirage était pourtant inchangé (il était vérifié par une agence indépendante). Et nous avions opéré le virage numérique très tôt, proposant aux annonceurs des espaces en ligne, où se trouvaient également nos contenus : ils y étaient aussi gratuits que sur le papier. Le réseau de Voir comprenait 6 hebdos francophones, 2 anglophones. En l’espace de deux ans, l’édition de Québec avait été réduite de moitié, passant d’une moyenne d’environ 44 pages à 28. Montréal et les autres régions subissaient un sort analogue.

En 2012, on supprimait tous les postes de rédacteurs en chef pour ne conserver que celui de Montréal. Je devenais chômeur.

Mais ce n’est pas mon récit personnel qui importe ici. Ni même, à la limite, le sort des journalistes. Ce qui m’effraie, c’est la fin d’un discours d’ici sur ce qui se trame chez nous. L’argent n’est plus là pour payer celles et ceux qui nous expliquent le monde et traquent les filous, coquins et bonimenteurs. Il est dans les AdWords, sur Facebook, dans la gestion de communautés.

Et j’y participe. Nous produisons, à La Flèche, des contenus destinés au domaine du numérique et nous aidons des entreprises à trouver leur voix pour mieux s’extraire du bruit blanc qu’est devenu le monde des communications. Mais nous croyons aussi qu’un sain plan de diffusion devrait inclure les médias traditionnels. Pas par pitié. Pas seulement pour sauver les voix d’ici. Mais parce qu’on y trouve des lecteurs et des lectrices.

Combien votre compagnie investit-elle dans la création et le maintien de communautés en ligne? Le risque est pourtant immense de voir les plateformes où vous les construisez restreindre l’accès à tous ces gens et anéantir vos investissements, ou de vous forcer, comme le fait Facebook, à sans cesse augmenter les sommes à débourser pour rejoindre votre public. Pendant ce temps, des communautés de lecteurs déjà formées existent et n’attendent que d’être sollicitées. Elles sont dans les médias.

Alors pourquoi ne pas les réinvestir?

Non, les journaux ne promettent pas de mesurer l’impact de chaque geste publicitaire de manière aussi scrupuleuse. C’est vrai. Mais il ne faut pas non plus se laisser leurrer par l’effarante quantité de données des géants du Web, qui sont parfois trompeuses, voire carrément inutiles.

Les quotidiens ont plus de lecteurs qu’avant. Oui, plusieurs médias sont sans doute en partie responsables du sort qu’ils connaissent; les structures rigides de certaines organisations, le manque de créativité publicitaire et la réticence à investir dans les outils du numérique pour mieux cibler les lecteurs n’ont pas aidé.

Mais parmi nos clients, nous comptons quelques-uns de ces médias traditionnels qui ont su prendre le virage. Ils proposent une crédibilité, un environnement, du trafic. Et ils disposent aussi d’outils pour jauger la performance des campagnes qui y sont faites. Nous les aidons à créer des contenus sur mesure, qui ont de la valeur aux yeux de leurs auditoires. Et ça marche.

Résumons. Au-delà du danger que la disparition de la presse locale fait planer sur la santé de nos démocraties, ou de notre devoir de citoyen corporatif de mieux soutenir les médias, bouder ces plateformes est une erreur stratégique qui prive une entreprise d’un public de qualité.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef de La Flèche

L’info à tout prix

La commission parlementaire sur l’avenir de la presse s’est tenue récemment à Québec. En marge de ces travaux, il se trouve des voix pour réclamer qu’une distinction soit faite entre les médias gratuits et les médias payants dans la manière par laquelle l’État devrait leur venir en aide. Un texte paru dans Le Devoir, le 6 septembre.

 

 

Pub vs GAFA

Il n’y a pas que les médias d’information qui voient leurs revenus péricliter. Les agences de publicité font elles aussi les frais de la crise actuelle. Les annonceurs se tournant désormais vers Facebook, Google et autres géants du Web, elles doivent s’adapter à cette nouvelle réalité.

À lire sur La Presse.

 

 

 

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Comme chaque année à la fin juin, mes réseaux sociaux s’emplissent de photos de gamins qui en finissent avec l’année scolaire.

Les clichés contrastent avec ceux de la rentrée : les sacs à dos ne sont plus aussi neufs et les coiffures sont un peu moins soignées, mais les petits sourires témoignent de tous les efforts consentis et surtout de la promesse de quelques semaines d’une délicieuse oisiveté.

Dans cet esprit, je vous propose, avant de marquer la pause estivale à notre tour, une dernière édition de Nos favoris, à la manière d’une petite rétrospective de quelques-uns de nos bons coups de la première moitié de l’année.

Top balados

En avril, nous avons récolté notre première mention dans un concours créatif avec notre projet réalisé pour le Festival d’été de Québec. En effet, Chambre 1626 s’est vu primé dans la catégorie Contenu de marque audio au concours Créa 2019 d’Infopresse.

Ça roule aussi à fond de train pour Radio Bidon, notre balado cycliste autoproduit, qui s’approche des 20 000 écoutes! Des commanditaires se sont joints à l’aventure en 2019 et nous sommes en préparation d’une série en contenu commandité pour les Championnats du monde de vélo de montagne 2019, qui sera en ligne très bientôt. Restez des nôtres!

Super santé

Es-tu malade?!, c’est un projet développé pour l’Observatoire santé. Multiplateforme (chaîne YouTube, page Instagram et blogue) et appuyé par des professionnels de la santé, il s’adresse aux jeunes de 14 à 20 ans pour leur parler sans tabous de sujets de santé qui les préoccupent. Y sont abordés des thèmes comme le stress, l’image corporelle, la consommation, les dépendances ou le consentement.

Naturellement natif

Le développement de pièces de contenu natif ou d’espaces partenaires pour certains médias d’importance et leurs clients continue de nous occuper dans l’atelier. Parmi les plus récents, une collaboration avec SRC pour la Maison olympique et une autre avec L’actualité pour Samsung.

Full local

Nous continuons aussi de produire de façon récurrente des contenus inspirants pour aider des marques locales à rayonner : voyez les exemples de Monsieur T., du 155 Grande Allée Est et des Nuits FEQ, pour ne nommer que ceux-là.

Merci de lire Nos favoris et de nous faire part de votre appréciation si régulièrement. Allez, on se donne quelques semaines de congé chacun pour refaire nos forces et profiter un peu de l’été, et on se retrouve à la rentrée!

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège

Netflix se balade

Le balado a la cote. Il semble que toute grande marque doit prendre les ondes pour ploguer ses patentes. Dans ce contexte, voici un article fort intéressant sur la récente arrivée de Netflix dans l’univers du podcast. Par contre, l’histoire ne dit pas s’il existe une version balado de l’expression «Netflix and chill».

 

 

Le Québec accroche

L’appel à lâcher prise est une série de capsules de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, disponible sur la chaîne YouTube de Tourisme Québec. Destinées aux publics français, ontarien et américain, les capsules ont été conçues pour être visionnées en rafale et donner le goût de venir décrocher ici. Ça fonctionne.

 

 


 

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À propos de lhumain et du numérique, de lentreprise et du collaboratif, de la philosophie du virtuel et du Minitel.

Enfants, lorsque nous imaginions le futur, il était forcément technologique. Les voitures voleraient, nous aurions des puces connectées sur le corps, les machines feraient tout à notre place et finalement, les robots prendraient le contrôle. C’était fascinant et un brin orwellien. Trente ans plus tard, il semblerait que nous n’avions pas totalement tort, à une exception près : le numérique, nouvel eldorado technologique, n’est rien sans les humains qui le composent.

Grandir à l’ère technologique

J’ai 38 ans et ai toujours été «de mon temps». Depuis ma première adresse Caramail au secondaire jusqu’à ma découverte des eBooks sur iPad1, en passant par ma vie sociale sur ICQ et ma première job stable avec le tout nouveau iPhone, je suis une pseudo-geek. Et je ne vous parle même pas de mes premiers émois sur les messageries du Minitel (seuls les vrais comprendront). Bref, je suis ouvertement connectée et en recherche permanente d’équilibre.

À en écouter certains cependant, Internet et tout ce qui l’entoure auraient signé l’arrêt de mort des relations humaines. Les ordinateurs nous voleraient de précieuses heures de «vraie vie», les téléphones intelligents décérébreraient nos jeunes, l’objectivité médiatique serait condamnée à mort sur l’autel des bien-pensants du Web, la pensée critique serait anéantie par le vide abyssal des réseaux sociaux. N’en jetez plus, la coupe des détracteurs du numérique est pleine depuis longtemps.

Le numérique comme paradigme

Sauf que. Je n’ai pour ma part jamais envisagé le numérique comme un simple dispositif technologique. Inspirée de Marcello Vitali-Rosati, philosophe italien du virtuel et de l’identité numérique, je considère bien plus que le numérique est l’espace dans lequel nous vivons. Il ne s’agit plus d’un outil au service des pratiques anciennes, mais «d’un environnement nouveau dans lequel nous sommes plongés, qui détermine et façonne notre monde et notre culture», explique-t-il dans son ouvrage Pour une définition du «numérique». Il ne peut pas être uniquement considéré comme une manière plus rapide de faire la même chose que ce que nous faisions avant; il sous-tend une modification profonde de nos pratiques et de leur sens.

Réduire le numérique aux écrans bleus qui nous obnubilent n’est pas seulement simpliste, c’est également faux. Le numérique modifie radicalement notre façon de fonctionner et amène un changement de paradigme bien plus vaste et excitant qu’il n’y paraît. Le numérique est collaboratif, communautaire, agile (amis informaticiens, bonjour!) et polyvalent. Il demande de repenser complètement nos structures et, par extension, nos relations interpersonnelles. Il bouscule notre vision du monde, modifie notre rapport au temps, à l’espace, à la connaissance. Nous ne sommes pas assujettis au numérique : nous l’avons créé parce que nous évoluons, et nous évoluons grâce à sa création.

La transformation de l’entreprise

L’entreprise en est par le fait même métamorphosée. Slack a rendu la hiérarchie plus horizontale en créant des canaux de communication interne transparents et multilatéraux, Google Drive oblige les équipes à collaborer étroitement, Airtable ne peut fonctionner efficacement sans la participation de tous, les plateformes nuagiques immatérialisent notre mémoire collective en la rendant accessible au plus grand nombre, Skype permet de communiquer avec l’autre bout du monde et facilite la conciliation travail-famille, les réseaux sociaux, blogues et autres plateformes créent un espace d’échange direct avec la clientèle.

D’un autre côté, les salles de réunion sont envahies de Post-it, les retraites de cocréation se multiplient, les espaces de coworking sont légion et le design thinking a la cote. Quel rapport, me demanderez-vous? Tout. Parce qu’en étant de plus en plus ancrées dans un mode collaboratif, les équipes sont totalement numériques : elles sont connectées, au propre comme au figuré. Bref, nous coopérons, interagissons, cocréons et innovons comme jamais auparavant.

Les organisations doivent revoir leurs manières de faire et s’ouvrir à de nouveaux modes collaboratifs et communicationnels. Parce que l’humain, dans toute son intelligence, son besoin de vivre en collectivité, sa volonté de faire ce qui est le mieux, est capable de très grandes choses à travers ce nouveau paradigme. Bien sûr, des questions éthiques se posent par rapport aux géants du Web, et nous devons nous y attaquer de front. Mais il n’en demeure pas moins que si l’entreprise embrasse à bras-le-corps ces nouvelles méthodes de travail en restant centrée sur l’humain (qu’il soit employé, collaborateur ou utilisateur), elle s’apercevra rapidement que ce sont ceux qui la composent qui font une vraie différence. Parce que l’homo numericus, lui, ne sera jamais binaire.

J’en parlais récemment : je ne suis pas utopiste, je suis «protopiste». Au point de croire que collectivement, la culture numérique pourrait nous permettre de construire un monde meilleur. Et ça tombe bien, chez La Flèche, nous sommes une belle bande d’humains derrière nos écrans, qui avons à cœur de vous aider à créer toujours plus de liens avec votre communauté. À votre manière, à votre image, selon les canaux qui seront les plus pertinents pour votre projet. Contactez-nous, on aime ça, le vrai monde!

Amandine, responsable du développement des affaires et chargée de projet

GAFA +tx

Tandis que les principaux ministres des Finances du G20 réunis au Japon admettent l’urgence d’agir pour réformer la taxation des géants du numérique, comme les Google et Facebook de ce monde, la méthode pour y parvenir semble loin de faire consensus.

 

 

L’aventure à l’état pur

À l’agence, nous avons une vie trépidante où chaque jour apporte son lot de dangers et d’émerveillement. Ne reculant devant rien, nous vous ouvrons les portes de notre quotidien. Retrouvez-nous sur Instagram : @_viedebureau. Cœurs sensibles s’abstenir.

 

 


 

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On me dit souvent que j’écris bien. On me le dit depuis longtemps. Il semble que ce talent remonte à loin.

C’est vrai que depuis que je suis petite, l’extraordinaire pouvoir des mots me fascine. Un pouvoir exponentiel, quand on y pense. Un mot tout seul signifie quelque chose. Le coller à un autre ajoute une couche supplémentaire de sens. Imaginez le superpouvoir d’une phrase complète, d’un paragraphe, d’un roman!

Pour moi, bien écrire n’est pas qu’une qualité aux propriétés esthétiques. Dans le cadre de mon travail, ce superpouvoir est particulièrement puissant. Il devient un outil très utile pour attirer le lecteur, capter son attention et la garder jusqu’à la fin. L’amener où je veux et parfois au-delà. Si bien qu’un bon texte, construit avec soin, minutie, précision, c’est une des façons les plus efficaces que je connaisse de saisir ce temps d’autrui qui s’échange à fort prix.

Chercher les mots justes est ma principale (pré)occupation. Parce que je déteste ça, écrire du vide. Quand l’essence s’envole parce que les mots manquent de substance. Quand le sens se perd dans l’espace-temps entre ma tête et le clavier, entre les lignes, entre les mots que je finis par jeter sur la page par défaut, par dépit, quand on dirait que celui que je veux précisément n’existe pas. Ça, ça me tue.

C’est ici que je révèle mon secret : j’écris bien parce que je sais écouter. Si je tiens tant à trouver la bonne formulation, le ton, le vocabulaire parfaits, c’est parce que je veux la plus grande adéquation possible entre ce que j’ai entendu – dans le sens le plus large du terme – du mandat qui m’est confié et ce que je donnerai à lire. Pour ça, je pèse mes mots. Je. Pèse. Mes. Mots.

Écouter, d’une écoute vraie et empathique, puis comprendre, puis répondre du mieux que je peux. Plutôt qu’un monologue stérile, ça devient un dialogue enrichissant, basé sur une réelle sollicitude. Dans le contexte de mon métier – produire du contenu –, je suis profondément convaincue que c’est un élément de solution au monstrueux océan de junk qui nous submerge. En tout cas, c’est ma façon à moi de fonctionner et d’apprécier ce que je fais.

Me semble que c’est plus inspirant. Et infiniment plus humain.

On s’en jase quand vous voulez, je vais vous écouter!

Éléonore, rédactrice et chargée de projet

 

Que fait votre iPhone au beau milieu de la nuit?

Une vaste expérience menée par le Washinton Post démontre l’étendue du suivi (et de l’éparpillement) de nos données par des «traqueurs d’applications» secrets installés sur nos téléphones. De quoi faire de beaux rêves.

 

 

Et si on devenait protopistes?

Diane Bérard, journaliste de solutions pour Les Affaires, propose ici un regard différent sur ceux qu’on appelait jusqu’à maintenant les utopistes. Ceux qui souhaitent se donner les moyens de créer un monde meilleur. Pas parfait, juste meilleur.

 

 


 

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J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les commentaires recueillis par les organisateurs au terme de ma récente conférence au WAQ qui portait sur la pollution de nos vies numériques par le contenu médiocre.

J’en suis heureux, parce qu’ils ne sont pas tous positifs. Le principal reproche qui m’y est fait? Je m’étendais beaucoup sur le problème de l’infobésité, soit le gavage perpétuel d’information auquel nous sommes soumis dans nos vies numériques, et suggérais trop peu de solutions pour y remédier.

Cela, dans le très paradoxal contexte où, comme marque, il est impératif de produire toujours plus de contenus…

D’ici notre pause estivale, donc, nous nous emploierons à proposer des solutions tangibles à des problèmes bien réels. À commencer, cette semaine, par le respect de la vie privée au temps des contenus ciblés.

Personnalisez, en toute transparence

Une des solutions à la création de contenus pertinents et engageants est la personnalisation. En fait, une récente enquête montre que 72 % des personnes sondées n’interagissent qu’avec des contenus ciblés, donc uniquement avec ceux qui ont été spécialement conçus pour un auditoire d’une ou plusieurs personnes. Et comment parvient-on à savoir ce que souhaite consommer tout ce beau monde? En utilisant les données qu’il a volontairement partagées.

L’ennui, c’est que, volontaire ou pas, ce partage peut prendre l’allure d’une intrusion dans la vie personnelle des utilisateurs… à moins de leur dire pourquoi et comment ils ont été ciblés.

En inscrivant clairement comment vous opérez dans vos méthodes de ciblage à l’intérieur de vos messages, il se peut que vous rebutiez quelques personnes, surprises d’avoir laissé dans leur sillage numérique toute cette information. Mais il vaut mieux cela que de proposer des contenus très pointus à un individu, qui découvre ainsi que vous en savez beaucoup plus à son sujet qu’il ne le souhaite, ignorant comment vous avez ainsi cartographié la mappemonde de ses désirs.

Alors pourquoi ne pas créer un hyperlien dans chacun de vos contenus ciblés, renvoyant à une page de votre site qui explique la manière dont vous obtenez de l’information sur votre auditoire? Profitez-en pour éduquer en matière de droit numérique, sur la façon de réduire son empreinte en ligne, et proposez un opt-out de votre ciblage en faveur d’une version non personnalisée de vos contenus si vos abonnés trouvent la tactique trop invasive.

Ou simplement trop creepy, comme dirait ma fille.

En exposant les rouages de vos méthodes, vous ne vous rendez pas vulnérables. Au contraire! D’abord, vous vous conformez aux lois concernant le droit à la vie privée. Ensuite, vous faites preuve d’une transparence toujours appréciée, et vous contribuez à créer un lien de confiance avec votre auditoire.

Une confiance absolument primordiale, puisqu’elle est à la base même d’une stratégie de contenus.

Alors n’hésitez pas à cibler vos contenus, à créer des personas, puis des canaux de diffusion distincts pour ceux-ci. Mais montrez, exposez et expliquez. Avertissez vos visiteurs que leurs données peuvent être utilisées, ou pas s’ils le refusent. La transparence paie. Soyez francs. Soyez limpides. Et votre auditoire vous le rendra au centuple.

David
VP, cofondateur

 

Big Brother ne te regardera plus

San Francisco devient la première ville d’importance à interdire les technologies de reconnaissance faciale. La municipalité se positionne ainsi comme chef de file en matière de réglementation pour encadrer ces technologies souvent perçues comme offrant un potentiel de surveillance des citoyens.

 

 

Se dépêcher de ralentir

Ralentir pour être plus productif et créatif. Avouez que la recette est tentante. C’est là tout l’objet du podcast Hurry Slowly, qui nous amène à voir le monde du travail autrement. Peut-être qu’il est là le remède à notre mal du siècle : combattre le stress un projet à la fois, doucement mais sûrement.

 

 


 

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4 h 05. C’est le temps moyen que j’ai passé chaque jour sur mon téléphone dans les sept derniers jours. Soit très exactement 16,6 % de ma journée ou, pour être plus honnête, 25 % de mon temps éveillé.

 

Je vais le réécrire pour bien digérer cette information : je passe un quart de mon temps sur mon cellulaire.

Je travaille à temps plein, j’ai une famille avec deux enfants en bas âge, une vie sociale bien remplie. Je fais du yoga, je vais beaucoup au théâtre, j’adore le plein air, je voyage. J’ai de nombreux intérêts, passions et envies. Je prône le slow living et le minimalisme, je suis même professeure de méditation à temps perdu. Un peu plus et je pourrais animer un compte Instagram inspirant sur le bien-être et l’équilibre au quotidien. Et pourtant.

Si on ajoute à ma consommation cellulaire le temps passé devant mon ordinateur, on dépasse dangereusement la barre fatidique des 12 h par jour, soit plus des trois quarts de mon temps éveillé. À ma défense, j’utilise principalement les écrans à des fins professionnelles : pour écrire, faire des recherches, gérer des projets ou animer les réseaux sociaux de clients. Et puis, après tout, je communique beaucoup. J’interagis, j’échange, je partage, je commente, je discute. Voilà. Ce ne sont pas juste des écrans, c’est tout un univers, mon village numérique à moi.

Sauf que tous le disent, notre chef de village Tim Cook en tête : nos écrans portatifs sont dangereusement addictifs et nuisent à notre santé mentale. La révolution numérique a été si rapide que la vague nous a emportés sans que nous ayons eu le temps de trouver notre point d’ancrage. Au point de parler d’une épidémie de dépendance, surtout chez les plus jeunes. Stress, irritabilité, problèmes de sommeil ou troubles de l’attention : autant de dommages collatéraux auxquels on nous sensibilise sans cesse sans que nous réussissions à trouver notre équilibre.

Comble de l’ironie, ce sont les géants du numérique, Apple et Google en tête, qui se sont mis à développer des applications de bien-être numérique. Tels des Gwyneth Paltrow de la détox numérique, ils nous proposent des moyens pour comptabiliser notre temps d’écran, allant jusqu’à indiquer le nombre de notifications reçues et le nombre exact de minutes passées sur chaque réseau social. Faites l’exercice, c’est généralement assez édifiant et peu glorieux. Bien sûr, on nous offre la possibilité de programmer notre appareil pour qu’il bloque nos accès, histoire de contrôler nos pulsions. Mais est-ce vraiment ce qu’on souhaite? Être avalés par la machine au point d’accepter que ce soit elle qui nous dicte notre comportement numérique? Un peu plus et on remercierait Big Brother lui-même.

 

Conscience et modération 

Conscientes de l’urgence de faire autrement, nombreuses sont les entreprises qui mettent en place des programmes favorisant la santé numérique de leurs employés. De leur côté, les familles se mobilisent également afin de sensibiliser leurs enfants aux dangers des excès et d’une mauvaise utilisation du numérique. Dans une étude rendue publique l’automne dernier, 81 % des parents canadiens s’entendaient pour dire qu’« il est important pour l’avenir de leur enfant d’aborder d’un œil critique la façon d’utiliser la technologie numérique ».

Et il semblerait que la réponse réside non pas dans une solution unique, mais bien dans une prise de conscience collective de nos excès et dans l’importance qui sera donnée à la littératie numérique, soit l’ensemble des pratiques éthiques, sociales et réflexives que nous mettrons en place.

Bref. Connectons-nous, mais faisons-le avec modération et pertinence. Source infinie de créativité et d’intelligence collective, le numérique nous permet de développer des contenus porteurs de sens s’il est utilisé avec discernement. Construisons un village à notre image : enraciné dans des valeurs qui nous rassemblent, fier de son unicité, solidaire et riche de sa diversité. Et reconnectons-nous aussi souvent que possible au vrai, à l’humain, à tout ce qui nous entoure.

D’ailleurs, si vous souhaitez explorer toutes les possibilités offertes par les contenus numériques, nous sommes une équipe de fiers gaulois qui résistent à l’invasion de l’infobésité. Pour nous joindre, c’est par ici. On prend nos courriels régulièrement, mais veuillez noter que, aussi souvent que possible, on se déconnecte pour aller jouer dehors!

Amandine Gauthier, responsable du développement des affaires et chargée de projet

 

 

Vie d’apparences, vide apparent

Entre les soupçons de gonflement de followers et les personnalités vides souvent dénuées de savoir, d’expertise ou de pertinence, le marketing d’influence, pourtant annoncé comme la nouvelle panacée du 21e siècle pour les marques, vit des heures troubles selon cet article du Nouvel Obs.

 

 

 

Parlant d’être branchés…

Une fois n’est pas coutume : nous avions envie de vous parler d’un projet qui nous enthousiasme et auquel nous collaborons avec l’Observatoire santé. Es-tu malade?!, c’est une initiative multiplateforme qui parle aux jeunes de leur santé, sans tabous et avec humour.

 

 


 

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Ce texte est un très court résumé de la conférence que David Desjardins à présentée au WAQ (Web à Québec) le 9 avril 2019.

Nos vies en ligne sont une zone de conflit. Le théâtre des opérations de la guerre ouverte pour obtenir notre attention.

 

Les dommages collatéraux sont importants, puisque l’abondance de contenus générés par ce conflit commercial est impossible à soutenir, avec pour résultat un réel problème de société : l’infobésité.

Les marques ont une responsabilité devant ce problème de surabondance de contenus, souvent médiocres, qui affecte nos vies numériques et recèle des conséquences qu’on ne soupçonnait pas alors que le Web, naissant, révélait son épatant potentiel de partage d’information à l’infini.

On pense évidemment à la désinformation, liée à l’incapacité des réseaux sociaux de filtrer les contenus et au fardeau que la vérification représente pour les individus. Mais on constate aussi l’émergence d’un stress bien réel lié à l’infobésité, ainsi qu’une sorte de désengagement en entreprise. Les employés étant déjà saturés de données au moment d’entrer au travail, ils ne sont plus réceptifs et montrent des signes d’écœurement devant chaque nouvelle tâche qui nécessite d’ingérer encore plus d’information.

C’est pourquoi j’ai décidé de déclarer la guerre au contenu médiocre qui pollue nos vies numériques.

Dans notre agence, nous encourageons nos clients, mais aussi tous les producteurs de contenus d’entreprise, à réfléchir à leur rôle dans cette guerre où l’on capture quelques secondes d’attention à n’importe quel prix. Parfois en témoignant d’un certain mépris pour l’intelligence des consommateurs, et plus généralement, des citoyens.

Ce que nous proposons est une forme d’engagement de la part des marques. Mais c’est aussi, nous en sommes convaincus, une manière de briller plus fort dans le firmament des contenus. Publier de la qualité, c’est faire émerger sa marque au-dessus de la mêlée. C’est montrer son respect pour celles et ceux dont on réclame l’attention. C’est aussi une manière de convertir et de fidéliser son auditoire en lui proposant une conversation à long terme.

Nous avons atteint le seuil critique du temps passé en ligne. À la fin, ce sont les meilleurs pourvoyeurs de contenus qui triompheront de la guerre à l’attention. Peut-être pas lors de toutes les batailles. La facilité aura parfois le dessus. Mais elle est vite jetée. La qualité, elle, perdure.

C’est pourquoi il ne faut pas voir la chose comme une série d’actions isolées, mais comme une stratégie, appuyée par des tactiques (SEO, achat de visibilité, recrutement pour l’infolettre, collaborations entre les marques, etc.) qui permettent à votre message d’atteindre sa cible.

Les grands médias traditionnels, menacés d’extinction, pavent la voie pour nous. Ils nous montrent comment décliner les contenus dans plusieurs formats et différentes longueurs afin de mieux rentabiliser la recherche et la création de leurs reportages. Mais aussi pour nous adresser à plusieurs clientèles en traitant d’un seul et même sujet.

Appuyée par la recherche et les immenses possibilités de l’intelligence artificielle, une attention particulière portée au service à la clientèle et aux ressources humaines à travers des stratégies de contenus sera toujours profitable. Tant pour la notoriété que pour répondre aux autres enjeux liés à la marque : conversion, ventes, recrutement, fidélisation. Cherchez à connaître les problèmes que rencontre votre auditoire et résolvez-les. Éduquez-le. Ajoutez de la valeur à votre marque.

Et donc, plus généralement, faites de la qualité. Engagez-vous. Investissez dans des contenus qui contribuent à enrichir la vie des gens. Ceux-ci vous le rendront. Au centuple. Et surtout, pendant longtemps.

David
Cofondateur

 

Vous avez dit Big Brother?

Depuis quelques années, Google et ses comparses mondialistes ont développé ce que certains appellent le «capitalisme de surveillance». On se doutait du modus operandi, mais ce texte de Sébastien Broca met en relief la manière dont toutes les données collectées sur les individus sont utilisées, en publicité notamment. Fascinant et confrontant.

 

 

 

L’homme a horreur du vide médiatique

Lundi dernier, Notre-Dame de Paris était la proie des flammes. Dans la couverture médiatique qui a suivi, il y a eu ce fascinant phénomène : cette chronique de Jeff Yates qui détaille le cycle de la désinformation lors d’un événement majeur… et les commentaires des lecteurs qui illustrent parfaitement son propos.

 

 


 

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Un site Web à l’information parcellaire, un processus d’identification anxiogène, un robot un peu nono, de l’ergonomie numérique et une lecture qui rachète tout. Voici le récit d’une semaine rocambolesque dans les montagnes russes du Web.

 

 

Lundi 25 mars

Je reçois un courriel d’une entreprise d’organisation événementielle réputée. Elle m’annonce l’ouverture des inscriptions à une course de vélo que j’affectionne particulièrement. Soucieux de bénéficier du meilleur tarif, je clique sur le lien vers leur site Web. J’y trouve un espace qui a visiblement été réfléchi par des experts de l’image. C’est beau, léché, tendance. J’y repère aussi facilement les détails sur les tarifs, les catégories, les statistiques de la course et un alléchant bouton d’appel à l’action «INSCRIVEZ-VOUS».

 

Ce que j’ai de la misère à trouver comme info, par contre, c’est la date de la course. Petit détail…

 

Mardi 26 mars

Je suis sur le site de l’Agence du revenu du Canada pour accéder à «Mon dossier d’entreprise». Le service d’authentification est fourni par une tierce partie, et on me demande les infos de connexion de mon institution bancaire pour accéder au système. Je ne suis pas très à l’aise de partager ces infos, mais j’ai le vague souvenir d’avoir procédé de cette façon l’an dernier. On me demande ensuite de m’identifier avec mon NAS (pas très à l’aise ici non plus), et j’apprends finalement que notre accès est verrouillé. Puisque je n’ai pas deux heures devant moi pour attendre au téléphone, je choisis de payer notre dû via notre institution bancaire. Je dois d’abord créer le fournisseur dans le système; j’entre donc les mots Revenu Canada dans l’outil de recherche.

 

On me propose alors une liste de 228 fournisseurs potentiels.

 

À ce moment, j’ai vraiment failli nous ouvrir un compte aux îles Caïman. Ce serait certainement plus facile que de payer nos impôts d’entreprise.

 

Mercredi 27 mars

Il est 9 h, toute l’équipe est là. J’ai embauché un formateur pour venir nous faire une présentation de certains produits de la G Suite que nous exploitons mal, ou carrément pas du tout. Plusieurs fois au cours de la présentation, Fabrice de Cloud Lion nous parle d’épargner des clics, ou des allers-retours avec la souris. De simples manipulations ou raccourcis facilement programmables dans les apps nous permettent des économies substantielles de «temps de souris». De l’ergonomie numérique, en quelque sorte!

 

Tout cela me fait réfléchir. Combien de clics effectuons-nous dans une semaine? Combien de kilomètres notre curseur parcourt-il à coups de 5 cm à gauche, 8 cm à droite? Et surtout, combien de ces gestes sont vraiment essentiels?

 

Jeudi 28 mars

La comptable souhaite fermer notre premier trimestre de 2019 et elle attend que je lui envoie mon rapport de dépenses. J’aimerais télécharger mes factures de cellulaire, mais le site du fournisseur est planté. En bas à gauche de l’écran, on me propose le clavardage en direct. D’un seul clic, j’aboutis sur Messenger, et je vous jure qu’à ce moment précis je me suis dit que ça allait être rapide et efficace. Bonjour, je suis votre assistant virtuel. Posez-moi des questions courtes et simples, me dit la machine.

 

Misère, j’ai vraiment cru une seconde que quelqu’un allait me répondre. Non seulement je me sens con, mais je sais maintenant que je perds mon temps. Je tente tout de même un : Incapable de télécharger mes factures. La réponse ne se fait pas attendre : Pouvez-vous reformuler votre question? me demande le bot avant d’ajouter : Si vous préférez, cliquez sur Parler à un agent pour qu’un humain prenne la relève.

 

Je me demande si j’aurais été mieux compris en formulant quelque chose comme : Acheter nouveau iPhone?

 

Vendredi 29 mars

Une relation LinkedIn publie ce texte intitulé L’état du Web en 2019 : vers un Web pour tous!

 

En cinq petites minutes de lecture, ma difficile semaine numérique est rachetée. Je ne suis pas seul à trouver Internet parfois pénible. Je ne suis pas seul à me demander pourquoi, en 2019, il est souvent si complexe d’accéder à de l’information pourtant si simple.

 

Ce que ce texte dépeint, c’est le Web que je veux. C’est le Web qu’on nous a promis depuis ses débuts et qu’on mérite tous. C’est celui auquel j’ai le goût de collaborer, avec la flèche.

 

Il semble que certains n’ont pas oublié ce bel idéal et proposent même d’y travailler ardemment. Tout ça me donne hâte à lundi.

 

Emmanuel

Cofondateur, stratège et responsable de l’administration

 

Envie de ventiler vos frustrations numériques ou de simplement échanger sur le sujet? Écrivez-moi. Promis, ce ne sera pas un robot qui vous répondra.

 

 

À dos de souris

Pour répondre à certaines questions posées plus haut, cette appli existe : le Mousotron calcule la distance parcourue par notre souris. On peut notamment savoir quel document a le plus fait voyager notre main pendant la semaine. Qui sait, un jour, il existera peut-être des compensations au kilométrage pour les distances excédentaires?

 

 

 

Séduction robotisée

Dans la catégorie «Discussion avec un robot», on estime que dès 2020, la part de recherche vocale représentera 50 % des recherches globales sur Internet. Comment optimiser les chances que le moteur de recherche propose notre site Web en premier dans ses résultats? Plusieurs articles se penchent sur cette intéressante question.

 

 


 

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La sorcière mal aimée

 

L’autre jour, j’ai vu passer sur mon fil Facebook un texte que j’avais écrit. Plus précisément, c’était une publicité «native», logée sur le site Web d’un média reconnu. Je clique sur le truc par curiosité, intriguée de le lire dans son contexte réel.

 

Ceci dit humblement, c’était plutôt efficace. Les commentaires sous la publication allaient pas mal en ce sens et les gens semblaient apprécier. J’étais quand même fière de moi. Jusqu’à ce commentaire, qui disait à peu près ceci : «J’ai tout lu et je trouvais ça intéressant. Ensuite j’ai compris que ce n’était pas un article. C’EST DE LA PUB DÉGUISÉE!!» L’internaute se scandalisait en majuscules qu’on ne peut plus se fier à rien si MÊME CE MÉDIA maquille des pubs en articles. «Ils ont presque réussi à m’avoir!!!!!» s’offusquait un autre tout en points d’exclamation. S’ensuivait la dégringolade d’indignation qu’on s’imagine.

J’ai ravalé ma fierté. Perplexe. Parce que je comprends cette insultante impression de s’être fait avoir. Ces gens se sentaient floués, pris en flagrant délit de tendresse, coupables d’avoir aimé, sans consentement, la méchante pub. La vilaine se serait faite belle pour les attirer, comme la sorcière prend la forme d’une délicieuse princesse pour séduire (et tromper) le prince charmant.

Pourtant, ici, cette sacrée sorcière avait bel et bien la mention «contenu sponsorisé» sur son diadème. Ce n’est peut-être pas suffisant pour indiquer sa véritable nature. Je ne sais pas.

Je sais que c’est le propre d’une publicité «native» de se fondre dans son environnement. De ne pas «clasher», de ne pas agresser. C’est aussi son mandat d’intéresser, d’inspirer, de surprendre peut-être et d’informer, aussi. En ce sens, mon texte faisait bien sa job, et c’est ce qu’on lui reprochait.

Tout en ayant forcément un biais favorable pour mon travail, je crois que toute publicité n’est pas nécessairement mauvaise, et que le journalisme n’est pas automatiquement vertueux. Je pense qu’il existe de super sorcières et des princesses haïssables. Et peut-on reprocher à la sorcière de vouloir être un peu aimable?

D’autant qu’à la radio, à la télé, au cinéma (bref, partout ailleurs que dans les médias écrits), la publicité est souvent servie sans avertissement. Dans ces autres médias, les sorcières sont protéiformes. Et parce qu’on a appris à les détecter, qu’on connaît leurs codes, on l’accepte. Ça viendra aussi à l’écrit, j’imagine.

Mais. Oui. Absolument. Autant la distinction doit être claire – Ceci est une publicité payée, vous êtes en train de vous faire «cruiser» par une sorcière particulièrement mignonne, et tsé, ça peut être le fun! Pourquoi pas? –, autant la princesse, fine ou infâme, doit rester indépendante, incorruptible. C’est comme ça.

Par contre, quand tout est à sa place – la princesse est intègre, la sorcière porte ouvertement son chapeau –, c’est peut-être au prince de prendre ses responsabilités. L’amour rend aveugle et la sorcière était franchement intéressante.

Nous sommes une bande de sorcières douées pour les formules (presque) magiques, écrivez-nous!

Éléonore, rédactrice et chargée de projet
[email protected]

 

 

À vos marques, prêtes, influencez!

C’est prouvé : on se fie davantage au jugement de nos semblables qu’à la publicité quand vient le temps de consommer. C’est tout le concept du marketing d’influence. Cibles de choix pour les annonceurs, les femmes sont aussi celles qui dominent le marché. Qu’elles soient blogueuses, photographes ou même comptables, ces créatrices de contenu ont une portée majeure sur leur lectorat, et leur présence sur les médias sociaux est une véritable mine d’or pour les marques.

 

 

 

Les balados font du chemin

Libérés de la contrainte de devoir rejoindre un large auditoire, les créateurs de podcasts misent plutôt sur leur enthousiasme pour des sujets nichés et invitent les auditeurs à les suivre. Et ça marche fort. Le média, longtemps qualifié d’inutile, devient rapidement une incontournable forme de communication avec plus de 600 000 projets en production à ce jour dans le monde.
Cet article paru dans Vulture nous apprend que l’essor du balado ne fait que commencer.

 

 


 

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Voici nos favoris de cette semaine, en version allégée pour la relâche. Cinq mini-clics sur des petits trucs qui nous ont accrochés.

 

Non au fonds vert ?

Elle est riche à milliards et voudrait bien donner au suivant. Pourtant, l’industrie du cannabis, bien que légale, peine à commanditer des événements ou à soutenir des œuvres caritatives. Deux intéressantes lectures dans La Presse et Fast Company.

Erreur sur la solution

L’épuisement professionnel touche un nombre croissant d’individus à qui on conseille d’aller chez le psy. Sauf que «le problème n’est pas médical, il est lié au travail», expose la psychologue du travail Lise Gaignard. Un point de vue à lire dans cet article du Monde.

L’essentiel et le leurre

«L’essentiel, c’est de comprendre que la marque employeur est constituée d’un noyau dur, c’est-à-dire la vision et les valeurs de l’entreprise […]», écrit Mathieu Bédard dans le premier de deux articles consacrés au sujet. Une réflexion pertinente à lire sur Infopresse, histoire de renchérir sur le dernier texte de Nos favoris.

Maxi cool

Maxi lançait récemment sa propre chaîne Giphy, devenant ainsi l’une des premières bannières du genre à utiliser cette plateforme. Une décision audacieuse qui semble porter ses fruits, puisque moins de deux semaines après la mise en ligne, la chaîne avait généré plus de 4 millions de visionnements.

 

 

 

 


 

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