Nous sommes de retour!

L’été est terminé. C’est le retour de Nos favoris, une infolettre bimensuelle pour ceux et celles qui bouffent du contenu à l’année. Nouvelle formule. Parce que le monde change, et qu’il faut s’adapter.


Contenu de marque

 

Fierté locale

Êtes-vous du genre à porter des t-shirts de groupes musicaux, à les acheter lors des concerts? L’innovatrice entreprise de vêtements montréalaise Frank & Oak explique l’émergence d’un phénomène d’identification aux marques qui prend de l’ampleur, tandis que même les épiciers du coin proposent leurs accessoires sous forme de casquettes, chandails ou sacs pour les courses. Elle en profite pour exposer quelques exemples qui font la fierté de Montréal. Et ses vêtements, bien sûr.

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Vie d’entrepreneur

 

Revoir le recrutement

Les défis en matière de main-d’œuvre se sont invités de toutes sortes de manières dans la présente campagne électorale. Si vous êtes en affaires, vous connaissez sans doute très bien le problème. Ainsi, le blogue de l’expert en ressources humaines Jean-Baptiste Audrerie devrait constituer une lecture obligatoire pour vous. À commencer par cet article sur les nouvelles techniques de recrutement qui, s’il n’est pas neuf, demeure tout à fait d’actualité, comme en témoignait son auteur au retour d’une conférence sur les technos et les RH à Las Vegas cette semaine.

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Vive le journalisme

 

10 après la crise… une autre crise?

Environ une décennie après l’implosion boursière qui a plongé l’Occident dans l’une des pires crises économiques de l’histoire, le New York Timesrevient sur cet épisode aux conséquences souvent tragiques pour de nombreuses personnes. À commencer par la classe moyenne, qui ne s’en est pas encore entièrement remise. Un dossier étoffé, et inquiétant, puisque quelques indices laissent croire que les astres s’alignent pour une autre catastrophe du genre.

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Culture club

 

Des listes, des listes!

À peine l’infolettre de Pitchfork est-elle débarquée dans nos boîtes de réception que nous soupirions en imaginant le temps qu’il nous faudrait pour éplucher cette liste des 200 meilleurs albums des années 80. Évidemment, nous sommes directement passés aux 20 premières positions, très judicieusement choisies. Depuis, les hits des Pixies, Tom Tom Club, Prince, Sonic Youth, Kraftwerk, Kate Bush et autres Michael Jackson colonisent nos conduits auditifs.

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Hâte aux vacances? Pour cette dernière édition de Nos favoris avant la pause estivale, nos collaborateurs proposent trois sujets en phase avec la saison. Nouvellement arrivée au sein de l’équipe, Amandine Gauthier parle voyage, au bout de la rue ou du monde, seul ou en famille. Emmanuel Moisan s’intéresse au Mondial de soccer. Ou enfin, de football. Quant à David Desjardins, il se penche sur notre fascination pour les récits dystopiques et les films d’horreur, ces derniers étant un classique des salles de cinéma l’été.

Sur la route

Récemment, nous avons eu le bonheur d’accueillir Amandine Gauthier dans nos rangs, à titre de coordonnatrice et de responsable du développement des affaires. 

Mais nous devrons peut-être attacher notre nouvelle recrue à sa chaise pour nous assurer qu’elle ne se sauve pas. «Je me définis souvent comme nomade, dit-elle. Ayant vécu dans huit villes différentes et ayant voyagé dans de nombreux pays, on peut dire que j’ai la bougeotte. Après avoir effectué un road trip dans les grands parcs américains le printemps dernier, j’ai cédé à l’envie de m’équiper d’un Westfalia. Parce qu’être sur la route me permet de me sentir totalement vivante. Cette impression de liberté, ce nécessaire lâcher-prise et cet extraordinaire sentiment d’aventure sont pour moi des émotions incomparables.»

«C’est donc tout naturellement que je suis de près le parcours de ceux et celles qui ont choisi de prendre la route, seuls ou en famille, pour découvrir ce qui se passe ailleurs.»

Amandine nous propose de découvrir le profil de Jonathan B. Roy qui, à 32 ans, a parcouru 18 000 km à vélo lors d’un périple qui l’a amené dans 27 pays.

«J’aime aussi beaucoup le profil de Luminance : ils sont trois qui parcourent le Québec à la recherche d’initiatives sociales qui ont le pouvoir de changer notre société

Enfin, Amadine propose quelques comptes Instagram de familles (parfois très nombreuses!) qui ont choisi de partir à l’aventure et partagent des morceaux de leurs bonheurs de route. 


Le monde fou du ballon rond

Emmanuel Moisan est fou de sport. Son attention se porte donc naturellement sur le Mondial qui se déroule présentement en Russie. Avec toute la controverse politique que l’on sait.

«On peut dire que c’est une sorte d’hystérie mondiale du ballon rond, commente le cofondateur de l’agence. C’est un sport “non naturel” pour nous, les Nord-Américains, mais quand même fascinant à regarder…»

«Question de culture sportive, on comprend mal l’effort physique associé au soccer, ou la comédie que jouent les joueurs quand ils se font accrocher…» poursuit-il. De même, la gestion «romantique» de l’horloge (et des arrêts de jeu) comme celle des changements de joueurs (accordés par l’arbitre) méritent qu’on s’y arrête pour mieux apprécier le sport, affirme-t-il.

Pour tout suivre, il propose la zone du quotidien Le Monde consacrée au Mondial.

Et pour celles et ceux qui aiment bien les regards obliques sur le sport, rendez-vous sur le site de SoFoot, mené par une belle bande de zigotos qui raconte le soccer autrement.


L’horreur, l’horreur

«Je pense que ça fait deux mois que je lis presque uniquement des récits d’horreur et regarde des séries dystopiques complètement ahurissantes», confie le cofondateur de La Flèche, David Desjardins.

«Je termine en ce moment La trilogie du Rampart Sud, de Jeff VanderMeer : plusieurs genres (horreur, SF, espionnage, thriller) et plusieurs types de narration s’y succèdent pour mieux exprimer les différents points de vue des personnages qui se retrouvent aux prises avec la Zone X.» Résultat d’une catastrophe écologique, d’une faille dans l’espace-temps, phénomène paranormal ou extraterrestre? On tente avec les protagonistes de comprendre ce qui se passe là. «Leur angoisse est comme un poison lent que l’auteur parvient à nous inoculer en appuyant le moins fort possible. On se sent oppressé, perdu, comme les personnages, mais aussi désorienté, apeuré.»

Obsédé par la série The Handmaid’s Tale, «parce qu’elle montre à quel point il est facile de basculer du côté de la folie pour nos civilisations», David trépigne aussi à l’idée d’aller voir Hereditary au cinéma ce vendredi soir. «Il paraît que c’est le Exorcist de cette époque-ci. C’est sûr que je ne dormirai pas bien après, si je me fie à la bande-annonce

Mais pourquoi sommes-nous si friands d’horreur? «C’est la grande question. Et les réponses sont multiples, parce que chaque sous-genre s’adresse à différents profils psychologiques, comme l’explique cet article de Psychology Today.»

Selon David, quand les temps sont troubles, on cherche peut-être pire encore que la réalité. «Pour se consoler en se comparant, je suppose.»


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Nous pourrions vous livrer des trucs sur le marketing dans notre infolettre. Nous préférons y partager nos passions et des contenus qui s’y rattachent : ce sont des portes d’entrée vers ces objets de fascination qui nous animent, nous habitent. 

Aimer une chose, en discuter, faire profiter nos clients et amis de notre expertise ou de nos recherches, voilà notre idée d’un réseau social enrichissant. 

Légende vivante

«There is a town in North Ontario», chante Neil Young en ouverture de l’indémodable et poignante Helpless. Plus au sud de la province, on trouve le parc Algonquin, où foisonnent les camps d’été. C’est dans l’un d’eux que le cofondateur de l’agence La Flèche, Emmanuel Moisan, a découvert Young. «Un moniteur m’a initié à sa musique, elle a bercé mon séjour au camp, puis cet été-là, et ne m’a jamais vraiment quitté ensuite. Pour me mettre dans le bain avant sa venue au Festival d’été de Québec en juillet, je m’y suis replongé en profondeur.»

On peut voir l’artiste interpréter Helpless avec The Band lors de leur concert d’adieu, capté par Martin Scorsese dans l’excellent The Last Waltz. 

Voici trois listes de lecture sur Apple Music pour découvrir Neil Young:
Les indispensables
Aller plus loin
Deep cuts

«Mes favorites? Cinnamon Girl, pour le versant plus rock, et certainement Needle and the Damage Done au rayon des ballades émouvantes dont il a le secret.»


Grimpeuses

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle fera de sa fin de semaine, notre chargée de projet et rédactrice Julie Bouchard répond toujours la même chose : je vais grimper.

Sa flamme pour l’escalade brûle chez elle dans toute l’ardeur de sa nouveauté. 

«Comme la grimpeuse québécoise Annie Chouinard, dit-elle, j’ai découvert l’escalade sur le tard. Sur les parois depuis octobre 2017, je suis passionnée par ce sport qui me permet non seulement de repousser mes limites, mais de décrocher totalement de la réalité. Je suis fascinée par les grimpeurs de haut niveau, surtout les femmes, qui sont de plus en plus nombreuses à défier les rochers les plus éprouvants du globe. Cet article sur Annie m’a séduite et m’encourage à persévérer, et me donne envie moi aussi de tracer ma voie.»

«Une autre grimpeuse m’inspire et me sert de modèle : la jeune Américaine Margo Hayes, première femme à avoir réussi “La Rambla” en Espagne en février 2017, une voie cotée 5.15a. Elle a enchaîné avec une paroi tout aussi difficile en France, “Biographie”, en septembre 2017.» On peut visionner ce dernier exploit sur le site du magazine Climbing.


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Deux fois par mois, nous demandons aux membres de l’équipe de La Flèche de nous parler de ce qui les branche. Cela peut faire partie de l’actualité, ou pas. Mais le thème doit les passionner au point qu’ils ont envie de vous faire partager ce qu’ils ont lu, vu ou entendu sur le sujet, et qui vous permettra de mieux comprendre l’objet de leur fascination du moment.

Quand une légende vivante meurt

Philip Roth était magnifique. Satiriste délirant, moraliste abonné au scandale (souvent sexuel), l’auteur américain aura été parfait jusqu’à la fin, déposant sa plume en 2012, à la manière d’un boxeur qui accroche ses gants, estimant qu’il a mené tous les combats qu’il avait dans le ventre. Voilà qu’il meurt six ans plus tard. 

«J’ai eu autant de plaisir à lire La tache que La contrevie ou Le sein, dit le cofondateur de La Flèche, David Desjardins. J’admirais l’intelligence de Roth, sa capacité à sonder l’âme de son pays en déployant une histoire riche, plantée dans un paysage à la fois physique et idéologique. C’est un des plus fidèles témoins (et critiques) de l’évolution des mœurs américaines qui vient de mourir.»

Pour mieux cerner le personnage, cet article du New Yorker comporte de nombreux liens vers des essais, articles et entrevues. Dans une vidéo réalisée pour France Culture, la lauréate du Goncourt 2016, Leïla Slimani, témoigne avec éloquence de sa fascination pour le roman La tache.

Libération publie aussi une série d’extraits d’entrevues qui permettent de très bien cerner le personnage. Mais le meilleur texte est ce récit en forme d’hommage rendu par l’écrivaine Zadie Smith, qui rappelle que Roth n’avait peur de rien et savait exploiter la laideur qu’il avait en lui, et qui est en (presque) chacun de nous.


Les coulisses de l’art

Notre nouvelle recrue à la coordination et au développement des affaires, Amandine Gauthier, nous arrive du monde du théâtre. Elle est donc sensible aux moyens de communication qu’empruntent les institutions culturelles, de même qu’aux récits qui nous permettent de mieux saisir l’ampleur du travail effectué dans l’ombre pour que le public puisse profiter d’une œuvre.

«C’est pour ça que j’adore la nouvelle websérie du Musée national des beaux-arts du Québec, explique-t-elle. Il s’agit de capsules captivantes qui nous invitent dans l’univers totalement méconnu de la restauration d’œuvres d’art. Ça nous permet d’entrer dans les coulisses d’un musée plus grand que nature, ce qui est autrement impossible, et de découvrir un métier fascinant dont on ne soupçonne pas tous les rouages.»


Une terreur prénommée Kim

La Corée du Nord nous fascine : voilà un régime autoritaire qui, malgré ses énormes lacunes et une économie vacillante, parvient à faire trembler le monde – il n’y a pas si longtemps, on parlait de la possibilité d’attaques nucléaires en provenance de Pyongyang.

«Les portraits qu’on fait du leader de la Corée du Nord sont rarement très substantiels, déplore notre concepteur-rédacteur et chargé de projet, Louis-Philippe Boulianne. Mais voilà qu’enfin, on nous offre un portrait de grande qualité, réalisé par un journaliste qui a lui-même été emprisonné et interrogé par le régime.»

Le reportage que publie la BBC autour de l’article est particulièrement réussi sur la forme (qui se déroule, fait apparaître des détails, des photos au fil de la navigation), relatant sur le fond l’histoire du pays, de ses chefs. Et surtout comment Kim Jong-un est devenu le favori de son père pour lui succéder. «Parce qu’il était le plus méchant et le plus retors de ses fils.» 

«On est finalement plus près du Prince de Machiavel que du vilain caricatural des comédies d’espionnage», constate Louis-Philippe.


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Chaque semaine, notre équipe, nos collaborateurs et parfois des invités recrutés parmi nos amis et clients investissent cette infolettre pour vous faire partager les sujets, les œuvres ou les événements qui les ont plus profondément marqués dans les semaines récentes. De tout ce que nous encaissons dans le bombardement perpétuel de contenus qu’est notre quotidien, ce sont eux qui ont capté notre attention : ce sont nos favoris. 

L’Amérique sanglante de Donald Glover

Mise en ligne il y a quelques jours, la troublante vidéo du rappeur Childish Gambino intitulée This Is America prend aux tripes. «J’ai regardé le clip une fois, puis je l’ai regardé encore, j’étais complètement fasciné, dérouté, dégoûté, tout ça en même temps», raconte le cofondateur de l’agence La Flèche, David Desjardins.

Depuis, il recolle les morceaux de ce personnage, aussi connu sous le nom de Donald Glover, auteur et acteur (parfois aussi réalisateur) de la série Atlanta. 

«Quelqu’un a écrit sur Twitter : “Donald Glover accomplit ce que Kanye West croit être en train de faire.” En lisant le très long portrait que lui a consacré le New Yorker, je me suis rendu compte qu’on a effectivement affaire à un esprit hors norme, qui nous montre avec une efficacité remarquable ce que c’est que d’être Noir en Amérique.»

This Is America est à la fois choquant, divertissant et troublant. Hyper anxiogène, il nous fait craindre le pire à chaque instant, et en même temps, le détachement de Glover montre à quel point la violence est banalisée, surtout lorsqu’elle est l’affaire d’Afro-Américains entre eux. «Son clip nécessite qu’on s’y arrête, qu’on songe à ce qu’il est en train de nous dire, et qu’on accepte, comme membres d’une majorité privilégiée, qu’on ne peut même pas commencer à imaginer ce que ça veut dire d’être confronté au racisme.»


La détresse des chauffeurs de taxi

On mesure mal l’impact d’Uber sur les chauffeurs de taxi, particulièrement ceux des grandes villes, où le prix des permis est en chute libre depuis l’arrivée de l’application qui permet à quiconque de devenir chauffeur.

Dans un superbe et touchant épisode du balado quotidien du New York Times, The Daily, l’animateur, Michael Barbaro, est allé mesurer l’ampleur de la tragédie pour certains.

«Sélectionnant une nouvelle chaque matin, The Daily prend le temps de vraiment sonder les profondeurs d’un sujet et propose des rencontres d’une grande richesse avec les sources et les journalistes qui se trouvent derrière les grands titres», détaille le concepteur-rédacteur pluritalentueux de l’agence.

«Dans l’épisode du 2 mai dernier, Michael Barbaro monte dans le taxi de Nicolae Hent, qui cumule plus de 30 ans d’expérience derrière le volant. Face à la pression d’Uber, son ami, Nicanor Ochiso, s’est enlevé la vie en mars dernier. Le temps d’une course de taxi, il raconte son histoire, celle de Nicanor et la détresse que vivent les chauffeurs new-yorkais.»


Au-delà du buzz

Tandis que le Canada s’apprête à officialiser la légalisation de la marijuana, un nombre croissant d’études se penchent sur les bienfaits d’un des composants du «pot» : le cannabidiol. 

Comme on l’explique dans ce vaste papier du Rolling Stone, il n’a aucun effet psychotrope, mais pourrait bien contribuer à soigner plusieurs maux. Il est d’ailleurs très souvent prescrit, sous différentes formes, mais le fait que le cannabis soit illégal aux États-Unis ralentit considérablement la recherche afin de circonscrire ses vertus comme ses effets secondaires.

Au Canada, nous pourrions donc bientôt faire avancer la science. «Je trouve vraiment intéressant qu’on trouve d’autres vertus à la légalisation que la simple possibilité de se geler », expose le cofondateur de La Flèche, Emmanuel Moisan, afin de justifier sa sélection. «Il existe encore bien des aspects controversés concernant la marijuana, comme son impact sur le cerveau des jeunes. Mais au-delà du buzz, dans tous les sens du terme, c’est intéressant de voir qu’on se penche de plus en plus sur les possibilités thérapeutiques de ce produit.»


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On change un peu la formule, mais pas complètement. Nos favoris mettront désormais de l’avant les suggestions personnalisées de notre équipe, de nos collaborateurs, voire de nos amis ou de nos clients.

Alors que les contenus affluent de toutes parts, il nous apparaît plus important que jamais de tisser des liens avec les autres afin de partager ce qui nous change, nous définit, nous construit ou nous oblige à nous remettre en question. Malgré la crise des réseaux sociaux, nous croyons au partage, à la mise en commun d’idées, à la réflexion collective. Vous trouverez dans cette infolettre, comme auparavant, des recommandations de vidéos, d’articles et de balados, mais désormais aussi de films, de livres, de chansons. 

À La Flèche, nous produisons des contenus, dont certains que nous partagerons ici, à l’occasion. Mais nous voulons aussi jouer un rôle actif dans la communauté en servant de point de rencontre pour celles et ceux qui consacrent une part de leurs heures d’éveil à ce qu’on pourrait appeler une quête de sens. 

Si vous aimez ce que vous lisez, parlez-en, partagez l’infolettre, dites à vos amis de s’abonner. Et si vous souhaitez partager des trouvailles avec nous, écrivez-nous à [email protected] ou faites-les-nous parvenir en messagerie via notre page Facebook.


La dérive des continents… de plastique

Les statistiques sont accablantes : le plastique est partout, produit en quantités qui ne feront qu’augmenter avec la demande croissante des pays émergents. Et il pourrait bien constituer une menace aussi importante pour l’environnement que le réchauffement climatique. 

Le Devoir a consacré un vaste et inquiétant dossier au sujet, qui a frappé l’imaginaire de notre coordonnatrice de projets et rédactrice Julie Bouchard : «J’étais consciente que le plastique est un fléau pour les écosystèmes, mais je ne soupçonnais pas l’ampleur du désastre. Ni à quel point il perturbe la faune marine et nos systèmes endocriniens. Et de constater à quel point ce matériau fait partie de notre quotidien (dans la bouffe, à l’épicerie, dans notre literie, dans les sachets de thé…), ça fait peur.»


Retour à la terre

Une nouvelle série télé, intitulée Les fermiers, permet de pénétrer le quotidien des agriculteurs de La Ferme des Quatre-Temps, à Hemmingford. Fondée par André Desmarais, de Power Corporation, l’entreprise ne verse pas dans la production massive, au contraire : elle tente de réinventer les pratiques traditionnelles. 

Le sujet fascine notre cofondateur et stratège, Emmanuel Moisan, qui non seulement se préoccupe de ce qui se retrouve dans nos assiettes, mais qui est «intrigué par ce qui peut amener des milliardaires à mettre sur pied des projets de cette nature». 

«En plus, je suis vraiment admiratif du travail manuel de ce genre, et soucieux de la valorisation de ces métiers ancestraux.»


Reddit et le roman d’horreur nouveau

Son pseudonyme sur le réseau social Reddit est 9MOTHER9HORSE9EYES9. Depuis avril 2016, cet homme ou cette femme est peut-être en train de révolutionner la manière de publier un récit. Ou pas. En publiant des fragments d’un roman d’horreur d’une complexité et d’une finesse remarquables sur les groupes de discussion les plus populaires du réseau, l’auteur(e) anonyme a rapidement capté l’attention de médias spécialisés comme Vice et The Verge. 

Le récit est dense, écrasant de détails et terrifiant. «J’aime que ce soit une histoire avec plein de rappels historiques, des trames décousues qui se recoupent l’une l’autre, explique notre concepteur et chargé de projets Louis-Philippe Boulianne. J’apprécie particulièrement qu’on saute toujours d’un lieu ou d’une époque à une autre, retrouvant des personnages qu’on a rencontrés 100 pages auparavant, mais qu’à chaque pas fait dans le récit, on en apprenne plus sur le véritable sujet du livre qui se révèle tranquillement.»

Mais qui est l’auteur? On l’ignore. Et il entretient bien son mythe. Ce qui ne fait qu’ajouter au mystère et à l’intérêt qu’on porte à son œuvre de fiction qui s’appuie sur les dérives bien réelles de la CIA dans le programme MK-Ultra.


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Depuis quelques semaines, le monde numérique tremble au rythme des éruptions de révélations entourant l’affaire Cambridge Analytica. L’heure est au scandale, à la méfiance. Mais aussi à la prise de conscience. Avons-nous bradé notre vie privée et mis l’équilibre politique en danger pour quelques «likes»? Voici de quoi mieux comprendre ce qui se passe de l’autre côté du miroir numérique. Là où nos vies deviennent des 0, des 1, et des $.


Apocalypse numérique

En vacances en Corse en 2016, le bédéiste Enki Bilal se baigne accidentellement avec son téléphone portable en poche. Pendant deux jours, il est privé de communications et vit une angoisse détestable qui l’amène à détailler les conséquences d’un monde qui serait soudainement délesté de toutes ses données. Voilà pour la prémisse du premier volume de sa série Bug. En entrevue, il raconte comment il a imaginé les lendemains d’une dénumérisation forcée en cherchant à éviter la technophobie.

Texte en français dans Sciences et Avenir


Les données des enfants

Les récriminations adressées à Facebook ont ouvert la porte à d’autres dénonciations de pratiques douteuses ou inacceptables en matière de données. C’est au tour de YouTube et de son siège social Google de subir le feu nourri des critiques qui les accusent d’avoir récolté des données d’enfants afin de les abreuver de publicités. On reproche donc aux géants du Web d’amasser des tonnes d’information de navigation sans en avertir les utilisateurs, ce qui contrevient à la loi sur la vie privée des enfants.

Texte en français dans Le Monde


De data, tu te nourriras

Surabondance, déchiffrage, souveraineté des données : La sphère propose de décrypter et d’expliquer ce qu’il faut savoir pour mieux comprendre le monde d’information numérisée dans lequel nous vivons désormais. Une émission passionnante et surtout nécessaire pour saisir les enjeux qui sont au cœur de l’actualité en ce moment, et qui affectent autant le savoir et le vivre-ensemble que la politique.

Balado en français sur ICI Radio-Canada


Cambridge Analytica : le récit

Tandis que Mark Zuckerberg se confesse devant le Congrès américain, il est essentiel de bien saisir les enjeux entourant les révélations dans l’affaire Cambridge Analytica, qui est au cœur de la rupture du lien de confiance qui s’opère avec les médias sociaux. Le Soir retrace parfaitement les différentes étapes du scandale qui, rappelons-le, a commencé avec le témoignage d’un lanceur d’alerte canadien, lui-même un rouage de la machine à fabriquer de la discorde.

Texte, vidéo et infographies en français dans Le Soir


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Entre les récits d’espionnage, de manipulation de données tirées de Facebook à des fins politiques ou d’un budget provincial à forte saveur électorale, vous serez peut-être tentés d’aller voir ailleurs pour vous changer les idées. Vous n’êtes pas seuls. Dans cette édition de Nos Favoris, nous plongeons avec délice dans les « slow news » du moment. Suivez-nous, vous verrez, ça fait du bien. Et ce n’est pas aussi vain qu’on le croit.


Un chat sur un poteau brûlant… d’actualité

Que se produit-il quand une station de télé de l’Arizona braque une caméra sur un chat coincé en haut d’un poteau? Apparemment, le monde devient fou, par dizaines de milliers. Revivez la saga médiatique entourant le récit du félin en mauvaise posture, et comment la volonté de le sauver a agi comme révélateur de ce que recèle d’étrange notre humanité à l’ère de l’ultra-médiatisation.

Texte et vidéo en anglais dans Vice


La qualité de la langue se mesure à la verge

Les francos d’Europe, et en particulier les Français, s’amusent beaucoup de notre « manie » de traduire les néologismes anglo-saxons. Les voici tout(e) ébaubi(e)s devant l’emploi du terme pénispliquer afin de franciser l’usage de mansplaining, soit le fait qu’un homme explique à une femme, avec condescendance, quelque chose qu’elle sait déjà. Notons que le blogue féministe qui rapporte la chose s’intitule… Girls.

Texte en français dans RTL


La lessive de Ben

Il y a peu de certitudes dans l’existence, sinon que nous allons tous mourir, qu’il s’agissait d’une épouvantable erreur de faire jouer Batman à Ben Affleck, et encore, que celui-ci ne peut pas porter un chandail sans le salir. Vous avez bien lu : voici un hommage photographique à la propension qu’a la star du cinéma américain à souiller ses t-shirts. On s’excuse d’avance pour la perte de temps encourue si vous cliquez sur le lien ci-dessous.

Texte en anglais et photos de taches dans The Cut


L’école des fans

Si vous pensez que l’organisation du Canadien est dans l’eau chaude, dites-vous que ce pourrait être pire. En Australie, le poste de capitaine de l’équipe nationale de cricket est considéré comme le second plus important du pays, tout juste derrière le premier ministre. Or, l’équipe est accusée d’avoir triché lors d’un match contre l’Afrique du Sud, au vu et au su du capitaine, ce qui va à l’encontre de l’esprit du jeu. Et les fans, qui apprennent ici la faillibilité de la nature humaine, ont le cœur brisé.

Texte en français dans Radio-Canada


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S’il peut être hyper techno, l’espionnage semble parfois encore ressembler aux récits de John le Carré. Il sort aussi du cadre politique, et investit l’univers interlope des barons de la drogue. Quoi qu’il en soit, les histoires d’agents secrets nous plaisent parce qu’elles racontent les dessous du monde. Un monde parallèle auquel seuls quelques privilégiés ont accès. Jusqu’à ce que quelqu’un lève le rideau pour nous, comme ici.

Parler en secret

L’entreprise canadienne Phantom Secure fait rarement les manchettes : elle offre ses services douteux à des groupes criminels parmi les plus abjects. Un de ses dirigeants se serait toutefois fait prendre par le FBI à vendre des appareils téléphoniques cryptés au cartel mexicain de Sinaloa. La seule bonne nouvelle ici, c’est peut-être que l’industrie de l’espionnage recycle les BlackBerry.

Texte en anglais dans Gizmodo


Bons baisers de Russie

Toute l’histoire sur le coulage de documents issus du Parti démocrate, des jeux de coulisses et de cueillette de renseignements interagences au cours de l’élection de 2016 sont ici magnifiquement rassemblés par des journalistes d’expérience. Pirates informatiques commandités par l’État russe, menaces de représailles économiques, le silence d’Obama : une saga à lire absolument.

Texte en anglais dans Mother Jones


On achève bien les espions…

Un ancien espion et sa fille sont entre la vie et la mort après avoir été, croit-on, empoisonnés. Possiblement par les services secrets russes. L’histoire est digne d’un roman : une éminence du renseignement moscovite qu’on retourne en échange d’argent, et qui partage de l’information en cachant les documents dans une fausse pierre d’un parc de la capitale du pays de Poutine.

Texte en français dans L’Obs


Surveillance blindée

La GRC se prépare pour le sommet du G7 qui se tiendra à La Malbaie en juin. Elle viendrait de faire l’acquisition, entre autres véhicules, de 157 mastodontes de chez GM : une belle ribambelle de Suburban noirs. Ils sont présentement stationnés dans la cour d’un concessionnaire de Québec. Leur valeur est estimée à au moins 9 millions de dollars.

Texte en français dans Le Soleil


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La bouffe. Essentielle et culturelle. Prétexte pour se rassembler, s’amuser. Nécessité et art. Elle ponctue notre quotidien (pas mal plus que trois fois par jour!), génère une quantité effarante d’émissions et de publications. On a fait le tri dans tout ce qui est récemment passé dans notre radar alimentaire.

Dans le creuset de l’Amérique

La nouvelle série en vogue sur la bouffe : la très éclatée Ugly Delicious, avec le chef vedette David Chang. Dans un des épisodes, celui-ci met de l’avant une tradition culinaire propre aux Texans et aux Louisianais qui partagent leurs origines avec le Vietnam : des écrevisses viet-cajuns. On appelle ça le creuset culturel, au sens propre comme au figuré. Et le symbole est fort.

Texte en anglais dans Munchies


Manger ses émotions

Rose-Aimée Automne T. Morin pose des questions embarrassantes à ses invitées. Si elles refusent de répondre, elles doivent croquer dans une bouchée couverte d’insectes ou d’une brûlante mayonnaise au wasabi. Un genre de vérités-conséquences désopilant, avec une poubelle pour recracher en cas de rejet viscéral.

Vidéo en français sur la chaîne YouTube d’Urbania


La «blockchain» pour contrer les famines

L’aide alimentaire. On déplore toujours que l’argent qu’on y met est soumis à un réseau qui en grignote de sérieux morceaux avant qu’il parvienne à ses destinataires. C’est pourquoi, afin d’éviter les tarifs effarants des frais de transfert bancaire, des groupes humanitaires se tournent vers la blockchain, une technologie de stockage et de transmission d’infos sécurisée et sans organe central de contrôle. Et ça fonctionne.

Texte en anglais dans CNN


French touch

Entre le délire et les trucs pratiques, Alex, alias French Guy Cooking, s’attaque à des classiques en cuisine qu’il revisite avec intelligence. Mais surtout, il propose des options aux méthodes complexes et parfois coûteuses (comme faire cuire un steak sous vide sans l’appareil). On aime particulièrement cette vidéo dans laquelle la conception d’une lasagne peut servir de méthode d’apprentissage de plusieurs techniques essentielles en cuisine.

Vidéo en anglais sur la chaîne YouTube de French Guy Cooking


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