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« Comment osez-vous? »

 

Cette phrase assassine lancée sur un ton fataliste par Greta Thunberg l’a instantanément fait entrer dans la postérité.

 

 

Seul le temps nous dira si la jeune militante suédoise est parvenue à véritablement faire changer les choses dans la lutte aux changements climatiques. Mais cette petite phrase demeurera, pour le meilleur ou pour le pire, gravée dans notre mémoire collective.

Je n’ai pas envie de débattre ici du message livré. J’y crois, et la science me dit que je suis du bon côté de la clôture.

Je veux plutôt aborder brièvement l’aspect des communications. De la manière par laquelle se construit et se livre un message et comment, parfois, quand certaines conditions sont réunies, ces messages passent directement à l’histoire.

Je pense ici au rêve d’émancipation de Martin Luther King (I have a dream) ou à l’alunissage de Neil Armstrong qui propulsait l’humanité dans une ère d’avancées technologiques (That’s one small step for a man, one giant leap for mankind). Ces messages sont en parfaite adéquation avec leur époque. Ils transcendent l’individu qui les livre et nous placent devant une vérité si frappante qu’elle ne peut être ignorée.

Le contexte historique est donc primordial, mais il y a plus. Il faut d’autres ingrédients pour accéder à la postérité communicationnelle. Il faut que le moment soit propice, puis il faut savoir le saisir et lui donner le ton qui marquera les esprits.

Greta Thunberg a magnifiquement saisi ce moment. Il ne pouvait y avoir de lieu mieux choisi que l’Assemblée générale des Nations Unies, avec son parterre de chefs d’État et de diplomates. Et avec les caméras du monde braquées sur elle, la militante s’est livrée à une charge à fond de train, véhiculant son message avec émotion, n’étant aucunement intimidée, bien au contraire.

Ce jour-là, Greta Thunberg a sermonné bien plus que les leaders mondiaux. Elle nous a tous mis le nez dans le gigantesque merdier que nous avons collectivement créé depuis quelques générations. Si notre planète ne s’est pas consumée d’ici là, je suis persuadé que la petite phrase de Greta Thunberg figurera dans les livres d’histoire dans 100 ans.

Emmanuel Moisan, cofondateur et stratège de La Flèche

Rétrograder l’avenir

Alors qu’une grève historique se prépare pour le climat et que nous devons de toute urgence réduire nos émissions de C02, les pratiques de certaines industries contribuent à accroître de façon drastique notre empreinte écologique. Lancée par Le Pacte pour la Transition et GMob, cette vidéo dévoile les effets dévastateurs du controversé projet Gazoduq/GNL.

 

 

Agir, vraiment

À l’ONU, des jeunes dénoncent l’écoblanchiment des multinationales, tandis qu’ici, le président de Novae interroge les entreprises : « Écoutez-vous les aspirations environnementales de vos employés? […] Il est évident que plus aucune entreprise ne peut aujourd’hui demeurer passive et regarder la “société civile” prendre la rue sans se sentir intimement concernée […]. »

 

 

 

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