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Lettre à mon associé pour les 5 ans de la flèche

Cher David, 

Te souviens-tu de notre premier trimestre en affaires, il y a 5 ans?

 

 

Moi je m’en souviens très bien. Nous étions, chacun à notre manière, à la croisée des chemins professionnels et avions décidé, quelques semaines auparavant, de nous associer pour fonder une entreprise. 

Au-delà de penser qu’on pourrait être de bons partenaires en affaires, on était déjà des amis depuis longtemps. On a parlé de ça, on s’est promis de jouer franc jeu l’un envers l’autre et de tout se dire pour ne pas compromettre cette amitié. 

Je me souviens aussi d’avoir annoncé notre projet à plein de monde autour de moi. Entre famille et amis, il y avait les timides encouragements de certains et les inquiétudes des autres. Je sentais bien qu’à peu près personne ne comprenait, et que tous, ou presque, doutaient de notre capacité à réussir. 

Ce trimestre de l’automne 2014, donc, on a facturé 274 $.

C’est rien, 274 $, mais c’était la validation dont j’avais besoin à ce moment : savoir qu’on était capables de trouver un client, de lui vendre un concept, de le réaliser pour ensuite le facturer. Rien de magique, juste une formule qui nous permettrait, si on parvenait à la répéter, de bâtir cette entreprise comme on l’entendait. On était «en business» et je trouvais ça terriblement motivant. 

Depuis, on a grandi pas mal. 

On a plein de clients : des gros, des petits, des prestigieux, des adorables et des difficiles. On a des défis de croissance. On a des employés, un bureau, des salaires. On a réalisé plusieurs bons coups pendant ces 5 années, on s’est plantés à quelques reprises aussi. 

On aurait pu faire comme bien d’autres pour souligner cet anniversaire avec faste. Après tout, l’industrie dans laquelle nous œuvrons se prête bien à ce genre de mascarade. On se serait mis sur notre trente et un, on aurait embauché un mixologue, un traiteur de renom et un DJ pour recevoir clients, familles et amis. On aurait créé une ambiance lounge, peut-être adopté une thématique. En sirotant des Moscow Mule, on aurait projeté une belle vidéo récapitulative produite à grands frais. On aurait rédigé un communiqué pour Infopresse. 

Mais ni toi ni moi n’avions envie de cela. On le savait sans même s’en parler. Mais on en a parlé quand même, parce qu’on s’était promis de toujours le faire. 

Les choses ont peut-être bien changé depuis cette première facture de 274 $, mais nous, on est encore les deux mêmes vieux chums qui partagent une vision et des valeurs. Il est là notre succès. Et c’est pour ça que je veux te remercier aujourd’hui. 

Emmanuel (Moisan, cofondateur et stratège)

Refaire le portrait

Lendemain d’élections. Le Canada se réveille juste un peu moins libéral que la veille. Quel aurait été le portrait du pays si nous avions voté selon le mode de scrutin proportionnel, tel que promis en 2015? Ici les analyses détaillées de Radio-Canada, et du Devoir, pour ceux qui ne les auraient pas encore vues, ou ceux qui veulent simplement tourner le fer dans la plaie.

 

 

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