Mon superpouvoir de rédactrice

On me dit souvent que j’écris bien. On me le dit depuis longtemps. Il semble que ce talent remonte à loin.

C’est vrai que depuis que je suis petite, l’extraordinaire pouvoir des mots me fascine. Un pouvoir exponentiel, quand on y pense. Un mot tout seul signifie quelque chose. Le coller à un autre ajoute une couche supplémentaire de sens. Imaginez le superpouvoir d’une phrase complète, d’un paragraphe, d’un roman!

Pour moi, bien écrire n’est pas qu’une qualité aux propriétés esthétiques. Dans le cadre de mon travail, ce superpouvoir est particulièrement puissant. Il devient un outil très utile pour attirer le lecteur, capter son attention et la garder jusqu’à la fin. L’amener où je veux et parfois au-delà. Si bien qu’un bon texte, construit avec soin, minutie, précision, c’est une des façons les plus efficaces que je connaisse de saisir ce temps d’autrui qui s’échange à fort prix.

Chercher les mots justes est ma principale (pré)occupation. Parce que je déteste ça, écrire du vide. Quand l’essence s’envole parce que les mots manquent de substance. Quand le sens se perd dans l’espace-temps entre ma tête et le clavier, entre les lignes, entre les mots que je finis par jeter sur la page par défaut, par dépit, quand on dirait que celui que je veux précisément n’existe pas. Ça, ça me tue.

C’est ici que je révèle mon secret : j’écris bien parce que je sais écouter. Si je tiens tant à trouver la bonne formulation, le ton, le vocabulaire parfaits, c’est parce que je veux la plus grande adéquation possible entre ce que j’ai entendu – dans le sens le plus large du terme – du mandat qui m’est confié et ce que je donnerai à lire. Pour ça, je pèse mes mots. Je. Pèse. Mes. Mots.

Écouter, d’une écoute vraie et empathique, puis comprendre, puis répondre du mieux que je peux. Plutôt qu’un monologue stérile, ça devient un dialogue enrichissant, basé sur une réelle sollicitude. Dans le contexte de mon métier – produire du contenu –, je suis profondément convaincue que c’est un élément de solution au monstrueux océan de junk qui nous submerge. En tout cas, c’est ma façon à moi de fonctionner et d’apprécier ce que je fais.

Me semble que c’est plus inspirant. Et infiniment plus humain.

On s’en jase quand vous voulez, je vais vous écouter!

Éléonore, rédactrice et chargée de projet

 

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