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Nos favoris du 21 mars

La sorcière mal aimée

 

L’autre jour, j’ai vu passer sur mon fil Facebook un texte que j’avais écrit. Plus précisément, c’était une publicité «native», logée sur le site Web d’un média reconnu. Je clique sur le truc par curiosité, intriguée de le lire dans son contexte réel.

 

Ceci dit humblement, c’était plutôt efficace. Les commentaires sous la publication allaient pas mal en ce sens et les gens semblaient apprécier. J’étais quand même fière de moi. Jusqu’à ce commentaire, qui disait à peu près ceci : «J’ai tout lu et je trouvais ça intéressant. Ensuite j’ai compris que ce n’était pas un article. C’EST DE LA PUB DÉGUISÉE!!» L’internaute se scandalisait en majuscules qu’on ne peut plus se fier à rien si MÊME CE MÉDIA maquille des pubs en articles. «Ils ont presque réussi à m’avoir!!!!!» s’offusquait un autre tout en points d’exclamation. S’ensuivait la dégringolade d’indignation qu’on s’imagine.

J’ai ravalé ma fierté. Perplexe. Parce que je comprends cette insultante impression de s’être fait avoir. Ces gens se sentaient floués, pris en flagrant délit de tendresse, coupables d’avoir aimé, sans consentement, la méchante pub. La vilaine se serait faite belle pour les attirer, comme la sorcière prend la forme d’une délicieuse princesse pour séduire (et tromper) le prince charmant.

Pourtant, ici, cette sacrée sorcière avait bel et bien la mention «contenu sponsorisé» sur son diadème. Ce n’est peut-être pas suffisant pour indiquer sa véritable nature. Je ne sais pas.

Je sais que c’est le propre d’une publicité «native» de se fondre dans son environnement. De ne pas «clasher», de ne pas agresser. C’est aussi son mandat d’intéresser, d’inspirer, de surprendre peut-être et d’informer, aussi. En ce sens, mon texte faisait bien sa job, et c’est ce qu’on lui reprochait.

Tout en ayant forcément un biais favorable pour mon travail, je crois que toute publicité n’est pas nécessairement mauvaise, et que le journalisme n’est pas automatiquement vertueux. Je pense qu’il existe de super sorcières et des princesses haïssables. Et peut-on reprocher à la sorcière de vouloir être un peu aimable?

D’autant qu’à la radio, à la télé, au cinéma (bref, partout ailleurs que dans les médias écrits), la publicité est souvent servie sans avertissement. Dans ces autres médias, les sorcières sont protéiformes. Et parce qu’on a appris à les détecter, qu’on connaît leurs codes, on l’accepte. Ça viendra aussi à l’écrit, j’imagine.

Mais. Oui. Absolument. Autant la distinction doit être claire – Ceci est une publicité payée, vous êtes en train de vous faire «cruiser» par une sorcière particulièrement mignonne, et tsé, ça peut être le fun! Pourquoi pas? –, autant la princesse, fine ou infâme, doit rester indépendante, incorruptible. C’est comme ça.

Par contre, quand tout est à sa place – la princesse est intègre, la sorcière porte ouvertement son chapeau –, c’est peut-être au prince de prendre ses responsabilités. L’amour rend aveugle et la sorcière était franchement intéressante.

Nous sommes une bande de sorcières douées pour les formules (presque) magiques, écrivez-nous!

Éléonore, rédactrice et chargée de projet
[email protected]

 

 

À vos marques, prêtes, influencez!

C’est prouvé : on se fie davantage au jugement de nos semblables qu’à la publicité quand vient le temps de consommer. C’est tout le concept du marketing d’influence. Cibles de choix pour les annonceurs, les femmes sont aussi celles qui dominent le marché. Qu’elles soient blogueuses, photographes ou même comptables, ces créatrices de contenu ont une portée majeure sur leur lectorat, et leur présence sur les médias sociaux est une véritable mine d’or pour les marques.

 

 

 

Les balados font du chemin

Libérés de la contrainte de devoir rejoindre un large auditoire, les créateurs de podcasts misent plutôt sur leur enthousiasme pour des sujets nichés et invitent les auditeurs à les suivre. Et ça marche fort. Le média, longtemps qualifié d’inutile, devient rapidement une incontournable forme de communication avec plus de 600 000 projets en production à ce jour dans le monde.
Cet article paru dans Vulture nous apprend que l’essor du balado ne fait que commencer.

 

 


 

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