Nos favoris du 24 janvier

Nouvelle année, nouvelle formule, nouveau format, mais toujours Nos favoris!

On espère qu’ils vous plairont. Bonne lecture!

 

Tout le monde a des valeurs. Y compris les entreprises.

Or, si on a longtemps cru que pour elles dominait outrageusement le profit, valeur cardinale écrasant toutes les autres, les temps changent, et les attentes du public aussi.

 

La responsabilité sociale est donc au goût du jour. Personne ne s’en plaindra.

 

Mais il n’est pas toujours évident de suivre la vertueuse parade.

 

Nous vivons une période trouble. Même pour les individus, il est de plus en plus difficile de naviguer sur les flots d’un quotidien en constante mutation sans échouer sur les récifs de la doctrine d’un groupe d’intérêts, d’un lobby, ou de personnes convaincues de détenir une forme d’ascendant moral sur leur prochain.

 

Imaginez si, en plus, vous avez quelque chose à vendre…

 

Pourquoi en est-il ainsi? Parce que même lorsque nous sommes animés par les meilleures intentions, notre identité est à tel point galvanisée par les causes que nous défendons qu’il est souvent ardu d’avoir une conversation constructive avec des personnes qui ne partagent pas un point de vue aussi déterminant.

 

Les médias sociaux ont accéléré le phénomène. Les procès s’y font en quelques clics. Ce qu’a pu constater Gillette avec sa plus récente campagne, à la fois grande réussite de notoriété en matière de valeurs et source d’appels au boycottage.

 

Cette publicité sociale montre bien la difficulté de rassembler autour d’une idée, d’un principe. Surtout s’il s’agit de revoir les bases de l’identité de genre et les stéréotypes qui s’y collent. On serait donc tenté de croire qu’il ne reste que deux avenues aux marques qui veulent se lancer dans l’arène : jouer de timidité, ou alors choisir leur camp, et courir le risque de s’aliéner une part de leur clientèle.

 

Or, il en existe une autre. Mais elle demande de changer soi-même plutôt que de simplement plaider en faveur de mutations sociales. Offrir une meilleure qualité de vie à ses employés, produire localement, réduire son empreinte écologique, mettre fin à des pratiques discriminatoires : voilà des exemples de gestes que peuvent poser les entreprises… et dont elles peuvent se vanter.

 

Cela peut coûter cher. Mais aussi rapporter beaucoup.

 

Tout le monde ne peut pas être aussi exemplaire que Patagonia. Mais vous pouvez sonder l’âme de votre entreprise et vous interroger sur les changements qui peuvent être entrepris afin de répondre aux attentes de votre clientèle. Puis, une fois les modifications apportées, restera à développer une campagne de communications pour que ceux et celles qui achètent vos produits et services le fassent aussi en raison de ce que vous êtes. Pas seulement de ce que vous dites.

Vous avez de solides valeurs d’entreprise et voulez le faire savoir le plus efficacement possible? Écrivez-moi pour planifier une première discussion sur le sujet tout à fait gratuitement.

 

David Desjardins, cofondateur

 

 

 

Consumer Electronics Show 2019. Osé, un vibrateur révolutionnaire, gagne un important prix en innovation. Pour se le faire retirer aussitôt. La raison : l’objet serait «immoral, obscène, indécent et profane». Il semble donc que dans notre société, il n’y a aucun problème à promouvoir un jeu qui permet d’avoir du gros fun en tuant du monde en ligne (c’est un exemple), mais que faire du marketing pour un objet dont le but premier est le plaisir féminin, c’est encore et toujours non. Il y a là matière à réflexion.

Urbania en parle ici

 

 

Vaste dossier sur la responsabilité sociale des entreprises sur le site de la section française d’Amnistie internationale. On y découvre avec horreur certains des pires cas de l’ère industrielle en plus de documents, rapports et reportages détaillés qui nous font prendre conscience de l’écart abyssal entre ce que disent et ce que font certaines multinationales en matière de responsabilité sociale.

Lire le dossier ici

 

 


 

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