Nos Favoris du 21 juin

Hâte aux vacances? Pour cette dernière édition de Nos favoris avant la pause estivale, nos collaborateurs proposent trois sujets en phase avec la saison. Nouvellement arrivée au sein de l’équipe, Amandine Gauthier parle voyage, au bout de la rue ou du monde, seul ou en famille. Emmanuel Moisan s’intéresse au Mondial de soccer. Ou enfin, de football. Quant à David Desjardins, il se penche sur notre fascination pour les récits dystopiques et les films d’horreur, ces derniers étant un classique des salles de cinéma l’été.

Sur la route

Récemment, nous avons eu le bonheur d’accueillir Amandine Gauthier dans nos rangs, à titre de coordonnatrice et de responsable du développement des affaires. 

Mais nous devrons peut-être attacher notre nouvelle recrue à sa chaise pour nous assurer qu’elle ne se sauve pas. «Je me définis souvent comme nomade, dit-elle. Ayant vécu dans huit villes différentes et ayant voyagé dans de nombreux pays, on peut dire que j’ai la bougeotte. Après avoir effectué un road trip dans les grands parcs américains le printemps dernier, j’ai cédé à l’envie de m’équiper d’un Westfalia. Parce qu’être sur la route me permet de me sentir totalement vivante. Cette impression de liberté, ce nécessaire lâcher-prise et cet extraordinaire sentiment d’aventure sont pour moi des émotions incomparables.»

«C’est donc tout naturellement que je suis de près le parcours de ceux et celles qui ont choisi de prendre la route, seuls ou en famille, pour découvrir ce qui se passe ailleurs.»

Amandine nous propose de découvrir le profil de Jonathan B. Roy qui, à 32 ans, a parcouru 18 000 km à vélo lors d’un périple qui l’a amené dans 27 pays.

«J’aime aussi beaucoup le profil de Luminance : ils sont trois qui parcourent le Québec à la recherche d’initiatives sociales qui ont le pouvoir de changer notre société

Enfin, Amadine propose quelques comptes Instagram de familles (parfois très nombreuses!) qui ont choisi de partir à l’aventure et partagent des morceaux de leurs bonheurs de route. 


Le monde fou du ballon rond

Emmanuel Moisan est fou de sport. Son attention se porte donc naturellement sur le Mondial qui se déroule présentement en Russie. Avec toute la controverse politique que l’on sait.

«On peut dire que c’est une sorte d’hystérie mondiale du ballon rond, commente le cofondateur de l’agence. C’est un sport “non naturel” pour nous, les Nord-Américains, mais quand même fascinant à regarder…»

«Question de culture sportive, on comprend mal l’effort physique associé au soccer, ou la comédie que jouent les joueurs quand ils se font accrocher…» poursuit-il. De même, la gestion «romantique» de l’horloge (et des arrêts de jeu) comme celle des changements de joueurs (accordés par l’arbitre) méritent qu’on s’y arrête pour mieux apprécier le sport, affirme-t-il.

Pour tout suivre, il propose la zone du quotidien Le Monde consacrée au Mondial.

Et pour celles et ceux qui aiment bien les regards obliques sur le sport, rendez-vous sur le site de SoFoot, mené par une belle bande de zigotos qui raconte le soccer autrement.


L’horreur, l’horreur

«Je pense que ça fait deux mois que je lis presque uniquement des récits d’horreur et regarde des séries dystopiques complètement ahurissantes», confie le cofondateur de La Flèche, David Desjardins.

«Je termine en ce moment La trilogie du Rampart Sud, de Jeff VanderMeer : plusieurs genres (horreur, SF, espionnage, thriller) et plusieurs types de narration s’y succèdent pour mieux exprimer les différents points de vue des personnages qui se retrouvent aux prises avec la Zone X.» Résultat d’une catastrophe écologique, d’une faille dans l’espace-temps, phénomène paranormal ou extraterrestre? On tente avec les protagonistes de comprendre ce qui se passe là. «Leur angoisse est comme un poison lent que l’auteur parvient à nous inoculer en appuyant le moins fort possible. On se sent oppressé, perdu, comme les personnages, mais aussi désorienté, apeuré.»

Obsédé par la série The Handmaid’s Tale, «parce qu’elle montre à quel point il est facile de basculer du côté de la folie pour nos civilisations», David trépigne aussi à l’idée d’aller voir Hereditary au cinéma ce vendredi soir. «Il paraît que c’est le Exorcist de cette époque-ci. C’est sûr que je ne dormirai pas bien après, si je me fie à la bande-annonce

Mais pourquoi sommes-nous si friands d’horreur? «C’est la grande question. Et les réponses sont multiples, parce que chaque sous-genre s’adresse à différents profils psychologiques, comme l’explique cet article de Psychology Today.»

Selon David, quand les temps sont troubles, on cherche peut-être pire encore que la réalité. «Pour se consoler en se comparant, je suppose.»


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