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Parce qu’il faudra bien sauver le monde

 

L’année s’achève. Avec elle, une décennie.

 

 

Les bilans s’accumulent. Les palmarès. Les faits marquants. Tout cela dans un climat de conflits, dans le tumulte des bouleversements que provoquent des mouvements sociaux qui se succèdent à une vitesse de plus en plus effarante et nous divisent.

Parce qu’entre le désir de foutre le bordel dans une société qui ne cesse d’exhiber ses travers et l’envie de s’accrocher aux certitudes que convoque la nostalgie, il reste finalement assez peu d’espace pour la nuance.

Et pourtant, de manière spectaculairement paradoxale, nous sommes tous unis par un profond désir d’authenticité, de sens, de vérité. Par la recherche du bonheur. Quelque part dans ces teintes de gris qui ressemblent à la vraie nature de nos existences.

Peu importe où l’on se situe dans ces différents débats, donc, surnage l’idée chez presque chacun de nous que ce monde mérite d’être sauvé.

Certains s’y acharnent et en font leur mission. Comme tous ces gens, dans un récent numéro de Wired, qui veulent notre bien, et travaillent dur pour nous épargner le pire. Un ancien programmeur de Google qui a conçu un robot qui détecte les fausses nouvelles et les empêche de se propager. Une consultante en cybersécurité qui a trouvé les moyens de débusquer les pirates les plus rusés. Un biologiste qui tente d’armer le système immunitaire afin qu’il puisse mieux se défendre contre les cellules cancéreuses.

Ces histoires passent sous le radar, écrasées par le fracas des guerres et des horreurs réelles ou virtuelles. Et pourtant ce sont elles qui nous redonnent foi en l’humanité. Comme tous les gens près de nous qui nous aiment plus que ce que nous sommes capables de leur rendre, parfois, et qui suscitent chez moi deux choses. Gratitude, et désir de faire mieux.

Les Fêtes sont un temps d’apaisement, de recul. Elles nous extraient du réseau pour nous remettre dans le social. Nous faire côtoyer celles et ceux qui nous rendent meilleurs. Nous rapprocher d’un bonheur parfois plus simple qu’il n’y paraît.

À notre souper de Noël de la flèche, l’autre soir, j’ai ressenti le pouvoir des rencontres véritables. Sans le décorum du travail, hors de la hiérarchie et des rapports professionnels, j’ai redécouvert des gens merveilleux, drôles, baveux, sensibles, fascinants, recelant mille histoires (pas toutes racontables ici). Nous avons bu, crié et pleuré de rire. Je vous souhaite la même chose pendant les semaines à venir. Fermez vos cells. Sortez le jeu de Risk, ou le vieux Quelques arpents de piège (en enlevant les questions sur le baseball, pour l’amour…), racontez-vous la fois où vous avez eu l’air le plus fou, allez porter des beignes au voisin.

Sortez. Voyez des gens que vous aimez. Partez à la rencontre de celles et ceux qui vous confirment que le monde mérite d’être sauvé.

David Desjardins, cofondateur, stratège et rédacteur en chef

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Arrive 2020, 2019 s’en va. Avec le vent d’hiver vient le temps des palmarès. Nous avons demandé aux membres de l’équipe de livrer leur favori entre tous. Voici ceux de…

David : 2019 dans mes oreilles

La production musicale est si frénétique que je peine à suivre. Un album souvent remplacé par un autre, lui-même chassé par la nouveauté. C’est pourquoi les palmarès musicaux me sont si chers. Celui de Pitchfork reconduit à ma mémoire mes récentes amours musicales (Lana Del Rey, Kim Gordon, Tyler The Creator, Nick Cave) et sert aussi de balise lumineuse aux œuvres malencontreusement passées sous le radar. Je passe généralement les Fêtes à l’éplucher, à courir dehors en écoutant ce que j’ai raté. Certaines fois avec ravissement, d’autres en me disant qu’il y a sans doute des formes de génie qui nous échappent.

 

Emmanuel : culture populaire américaine – la décennie en quiz

Au cours de la décennie, on a constaté l’essor des services de diffusion en continu et la prolifération des réseaux sociaux. Même le livre, qu’on avait pourtant condamné, tire admirablement bien son épingle du jeu. Culturellement parlant, les années 2010 ont été marquées par l’abondance, si bien que parfois on peine à se remémorer clairement le fil des parutions ou leurs auteurs. Le magazine New Yorker nous propose de passer au peigne fin nos souvenirs de la décennie qui s’achève, histoire de voir si on oublie aussi rapidement qu’on consomme. Mordus de culture américaine, à vos claviers!

 

 

 

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