Quatre conseils pour minimiser les répercussions de la crise

 


Question :

Le monde du travail traverse présentement une période très difficile. Avec la mise en pause d’une bonne partie de l’économie pour plusieurs semaines, les impacts humains, économiques et sociaux risquent d’être astronomiques. Malgré que la crise actuelle soit d’une ampleur jamais vue, quelles devraient être les priorités des dirigeants et chefs d’entreprise afin d’en minimiser les répercussions sur leur organisation?

 

Réponse de :

Sylvain Caya, CPA, CA, Coach en entreprises et fondateur d’Action SCE

 


Réponse:

 

Sylvain Caya, CPA, CAIl y a selon moi quatre aspects à prendre en compte pour essayer d’amoindrir les impacts négatifs d’une crise comme celle que nous connaissons. Évidemment, la réalité n’est pas la même pour toutes les organisations : plusieurs ont dû (ou devront) prendre des décisions déchirantes, et certains secteurs d’activité sont carrément à l’arrêt. Néanmoins, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprise ont quelques leviers qu’ils peuvent utiliser pour traverser le tumulte.

 

Le bon état d’esprit

Le premier volet à considérer, selon moi, c’est l’état d’esprit. Les chefs d’entreprise et les dirigeants ne sont pas différents du reste de la population, en ce sens qu’ils vivent les mêmes émotions, les mêmes incertitudes. Ils doivent eux aussi absorber le choc provoqué par la pandémie, mais rapidement se retrousser les manches afin d’affronter la situation.

 

Ce sont des bâtisseurs qui, en général, n’en sont pas à leurs premières embûches dans le monde des affaires. Prendre le temps de se recentrer sur leurs objectifs et les raisons qui ont motivé leur choix de carrière peut s’avérer une bonne manière de se mettre dans le bon état d’esprit.

Le bon état d’esprit, c’est aussi savoir adopter un ton empathique, se montrer ouvert et faire preuve de flexibilité, de réactivité et de compréhension en ces temps inédits.

 

L’argent, le nerf de la guerre

Ensuite, il faut évidemment voir aux finances de l’entreprise. L’argent est l’oxygène des organisations et il faut rapidement faire un état des lieux et trouver des solutions si nécessaire. Certains termes peuvent-ils être renégociés avec les fournisseurs de l’entreprise? Les prêteurs acceptent-ils de renégocier les conditions de financement, de baisser les taux d’intérêt ou de prolonger le délai de remboursement du capital? Qu’en est-il du bail commercial? Il n’y a pas de petites économies en période de crise.

De plus, une panoplie de mesures gouvernementales sont mises en place pour venir en aide aux entreprises. La vôtre se qualifie-t-elle pour les programmes d’aide et les prêts d’urgence?

 

Le capital humain

Nous sommes passés d’un contexte de pénurie de main-d’œuvre à celui d’un taux de chômage record en l’espace de quelques semaines, certes, mais le secteur des ressources humaines demeurera un enjeu stratégique pour les organisations dans les années à venir. Il ne faut pas négliger les aspects de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre. Pourquoi ne pas profiter des programmes de formation subventionnés à 100 % (incluant le salaire des travailleurs en formation) pour parfaire les compétences des employés?

 

Stratégie à revoir

Finalement, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprise devraient tous prendre un peu de recul et réfléchir à leur stratégie d’affaires. Ces dernières semaines, nous avons tous vu d’admirables exemples d’organisations qui ont adapté leur modèle d’affaires en un temps record. Toutes les entreprises n’ont pas la possibilité d’effectuer rapidement ce genre de transition, mais elles peuvent toutes se questionner : Est-ce que la réalité du marché actuel offre de nouvelles opportunités ou nécessite de revoir notre modèle d’affaires? Pouvons-nous adapter notre stratégie d’affaires de manière à assurer une sortie de crise plus douce? Voilà des interrogations pertinentes en cette période chaotique.

 

Pour continuer la conversation avec Sylvain : [email protected] / 418 573-1604 / LinkedIn


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